Éthique de la recherche et recherche de l’éthique

Posted in Articles on avril 11th, 2016 by admin – Commentaires fermés

Conférence prononcée à Nancy le 31 mars 2016 lors Colloque Interrégional de Recherche Paramédical : « Osons la recherche »

 

Résumé

La question de la recherche dans les domaines médicaux et paramédicaux se pose d’une manière tout à fait singulière dans la mesure où les disciplines qui s’y rattachent se situent toutes au croisement de plusieurs autres. Bien que s’appuyant sur un savoir scientifique, elles ne sont pas des sciences à proprement parler. Leur objectif n’est pas de connaître, mais d’agir. Elles relèvent de ce que les Grecs appelaient la technè. Il s’agit de produire la santé.

Certes, elles ont à voir avec la science. Depuis Hippocrate et la naissance de la médecine rationnelle, la connaissance des causes des maladies permet au médecin, et plus largement à tout soignant, de trouver les remèdes permettant de les traiter et de contribuer, dans la mesure du possible, à la guérison du malade.

Cependant, les dimension scientifiques et techniques des disciplines médicales et paramédicales ne concernent que les moyens qu’elles mettent en œuvre et non les fins qu’elles poursuivent. Peut-on, en effet, considérer la maladie et la santé comme des concepts scientifiques ? N’ont-ils pas aussi une dimension éthique ? Être malade, c’est, avant tout, voir diminuer sa puissance d’agir et devoir adopter un ethos, un comportement, une manière de vivre différente. La maladie et la santé relèvent d’abord d’un vécu et manifestent une dimension essentiellement subjective. C’est pourquoi à l’ethos du malade doit répondre celui du médecin ou du soignant.

Parce que le cure et le care sont au carrefour de la science, de la technique et de l’éthique, la recherche en la matière ne peut se limiter à une approche uniquement quantitative et prétendument objective. Il est donc nécessaire de développer une éthique de la recherche afin d’en définir plus précisément les objectifs. Mais cette éthique de la recherche est indissociable d’une recherche de l’éthique, c’est-à-dire d’une réflexion s’interrogeant sur les principes mêmes des arts médicaux et paramédicaux.

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Le retour de l’histoire

Posted in Articles on avril 11th, 2016 by admin – Commentaires fermés
Ce que les phénomènes et les événements politiques et économiques contemporains nous apprennent, c’est que, contrairement à ce que les grandes idéologies nous avaient laissé croire, l’histoire n’est pas là de finir. L’histoire n’en a pas fini de finir et, si elle se termine un jour, ce sera probablement plus sur le mode de la catastrophe que sous la forme de lendemains qui chantent.

Vivre et penser son corps à l’adolescence

Posted in Articles on mars 25th, 2016 by admin – Commentaires fermés

Conférence donnée le 25 mars 2016 au Nouvel Hôpital d’Orléans dans le cadre de la Semaine d’Information sur la Santé Mentale – Rencontre organisée par la Maison des Adolescents d’Orléans.

Il est toujours délicat d’intervenir en tant que philosophe pour traiter d’un sujet qui est fortement investi par d’autres disciplines et que la philosophie a finalement peu traité. Si l’on excepte peut-être Saint Augustin qui dans ses Confessions décrit l’adolescence comme l’âge des tourments que le corps inflige à l’âme en l’attirant vers des plaisirs infernaux :

J’étais adolescent ; je brulais de me rassasier de plaisir infernaux, j’eus l’audace de m’épanouir en des amours changeantes et ténébreuses ; et « ma beauté se flétrit » et je ne fus plus que pourriture à vos yeux, pendant que je me complaisais en moi-même et voulais plaire aux yeux des hommes[1].

Si l’on excepte également Rousseau, qui dans son traité d’éducation consacre environ deux cents pages l’adolescence d’Émile. L’adolescence étant perçue par Rousseau comme l’âge au cours duquel s’éveille le désir et toutes les tendances passionnelles, il s’interroge sur la manière d’orienter positivement ces mouvements de l’âme. Il s’agit de procéder de manière non-directives, en laissant la nature s’exprimer librement, mais de manière à ce que se développent des sentiments comme la pitié ou la sympathie qui permettront à Émile de devenir un individu apte à entrer progressivement dans la société et à entretenir des rapports harmonieux avec ses semblables :

L’adolescence n’est l’âge ni de la vengeance ni de la haine ; elle est celui de la commisération, de la clémence, de la générosité. Oui, je le soutiens et je ne crains point d’être démenti par l’expérience, un enfant qui n’est pas mal né, et qui a conservé jusqu’à vingt ans son innocence, est à cet âge le plus généreux, le meilleur, le plus aimant et le plus aimable des hommes[2].

À part ces deux exemples, la question de l’adolescence ne semble, à ma connaissance, n’avoir été que très peu théorisée sur le plan philosophique. La philosophie ayant trop souvent tendance à parler de l’homme comme si, en tant qu’individu, il n’avait pas d’histoire, ou comme s’il ne présentait d’intérêt qu’une fois adulte.

En conséquence, la difficulté à laquelle je dois faire face devant vous, aujourd’hui, consiste à traiter ce sujet en tant que philosophe, et plus particulièrement à réfléchir philosophiquement sur la manière dont l’adolescent vit son corps. En effet, si les apports de la psychologie en ce domaine sont indispensables, je n’ai, d’une part, ni la légitimité, ni les compétences suffisantes pour traiter cet aspect de la question et, d’autre part, je me dois, en tant que philosophe, de proposer un autre regard sur le rapport qu’entretient l’adolescent avec son corps. Un regard, certes nourri des connaissances que la psychologie apporte, mais un regard néanmoins différent.

Aussi, la question que je serai tenté de poser est la suivante : Que peut apporter au philosophe que je suis la connaissance de l’adolescence et quel peut être ma contribution de philosophe à une réflexion sur l’adolescence ?


[1] Saint Augustin, Les confessions, Livre deuxième, Chapitre premier, Traduction préface et notes par Joseph Trabucco, Garnier-Flammarion, 1964, p. 37.

[2] Jean-Jacques Rousseau, Émile, Livre IV, Édition publiée sous la direction de Bernard Gagnebin et Marcel Raymond, Bibliothèque de la Pléiade, Galllimard, 1969, p. 503.

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Éthique et nouvelles technologies

Posted in Articles on mars 6th, 2016 by admin – Commentaires fermés

Lorsque je repense aux publications populaires de sciences fiction du siècle dernier et que j’essaie de me remémorer la manière dont était envisagée l’évolution des techniques du XXIe siècle, j’ai le sentiment qu’un écart considérable sépare l’anticipation de la réalité. Le monde de l’an 2000, dans les années 60 ou 70, était souvent représenté comme celui de la conquête intergalactique, des moyens de transport atteignant des vitesses pharamineuse, mais certainement pas comme celui de l’internet, de l’ordinateur et du smartphone. On a plutôt l’impression, lorsque l’on se replonge dans ces images d’anticipation qu’elles ont été conçues en multipliant les possibilités des moyens techniques qui étaient disponibles à cette époque, mais qu’aucune technique réellement nouvelle n’avait été imaginé. Les véhicules volaient dans l’espace à des vitesses considérables, les gratte-ciel pouvaient faire plusieurs kilomètres de hauteurs, mais toute la puissance qui était mise en œuvre concernait plus la maîtrise de l’espace et la rapidité de nos déplacements, que la vitesse avec laquelle nous pouvons communiquer et réduire le temps de transmission de l’information, sans même avoir à nous déplacer. Ainsi, si nous regardons de prés notre environnement spatial, il n’a pas fondamentalement changé durant les cinquante dernières années, nos véhicules fonctionnent toujours globalement sur le même principe et nous ne nous déplaçons pas en fusée pour aller travailler. En revanche, nous pouvons communiquer instantanément avec n’importe quelle partie du monde, transmettre des documents, des images, des films à la terre entière en quelque clics de souris. La question n’est pas de savoir si cela est bien ou mal, c’est ainsi, la question est de savoir comment nous pouvons penser cette évolution.

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Manager selon le care – Article paru dans la revue Qualitique (N° 266 – Décembre 2015).

Posted in Articles on février 28th, 2016 by admin – Commentaires fermés

Le terme de management présente cette particularité d’apparaître aux francophones que nous sommes comme un anglicisme, alors qu’en réalité, il tire son origine de la langue française. Parti du français vers l’anglais, il nous est revenu pour désigner ce que certains nomment la gestion des ressources humaines et qu’il serait peut-être plus judicieux d’appeler l’art de diriger et d’accompagner les hommes au travail. Ce terme présente une telle polysémie qu’il peut aussi bien évoquer le dressage des animaux – la ménagerie – que l’administration domestique – la gestion du ménage. D’un côté, il évoque l’exercice d’une autorité qui n’est pas nécessairement bienveillante et qui laisse peu de place à l’initiative et à la liberté, de l’autre, il évoque une forme d’administration – la gestion – qui apparaît comme relevant plus de la prise en considération de données quantitatives que du souci de la qualité de vie des êtres humains dans une organisation à l’intérieur de laquelle ils ont à accomplir des tâches qu’ils n’ont pas toujours le désir d’effectuer.

Envisagé sous cet angle, le management peut être interprété comme une entreprise de manipulation des consciences et des désirs humains dans le but de faire travailler des hommes qui n’en ont pas toujours le désir. Il peut procéder d’une autorité contraignante ou de processus plus insidieux donnant à ceux sur qui il s’exerce l’illusion qu’ils exécutent de bon gré ce qu’en réalité, il préférerait ne pas avoir à faire. Cette description peut paraître caricaturale, néanmoins, même si elle ne correspond pas toujours à la réalité, elle renvoie à une représentation du management présente dans l’esprit d’un grand nombre de nos contemporains.

Or, « manager » peut prendre une toute autre signification. Si ce terme évoque la ménagerie et la gestion du ménage, il se trouve aussi en rapport avec le verbe « ménager » qui peut également signifier « prendre soin de ».

La gestion semble plus concerner l’administration des choses que le gouvernement des hommes, c’est pourquoi le management semble relever d’une pratique d’une toute autre nature. Aussi, est-il possible de développer une nouvelle conception du management envisagé comme l’art de faire entrer en relation des personnes pour les faire travailler ensemble (Mintzberg, 2005) avec la conscience qu’il n’est pas nécessaire pour être efficace de se forger une âme d’acier dans un monde où ne règne qu’une impitoyable concurrence. Bien au contraire, il apparaît que manager devrait plutôt signifier aujourd’hui se percevoir comme un homme vulnérable accompagnant et dirigeant d’autres hommes vulnérables, c’est-à-dire qui dépendent les uns des autres pour se rendre utiles socialement.

C’est précisément sur cette notion de dépendance qu’il importe d’insister aujourd’hui pour proposer une nouvelle approche du management et des pratiques managériales s’inspirant principalement des apports des éthiques du care et plaçant au cœur même des relations de travail la notion de vulnérabilité.

En effet, les relations humaines dans le monde du travail, si elles ne sont pas vécues sur le seul mode de la sujétion du subordonné à son supérieur, sont le plus souvent réduites à une relation contractuelle entre l’employeur et l’employé considérés chacun comme des individus totalement autonomes. Une autre grille de lecture est cependant possible. Il s’agit de remettre en question la notion d’autonomie qui n’est peut-être finalement qu’une fiction pour lui substituer celle de vulnérabilité et d’interpréter et de concevoir de nouvelles manières d’être à travers ce prisme. La question désormais centrale est la suivante : comment penser les relations entre les personnes à l’intérieur des organisations, et principalement dans les entreprises et le monde du travail, en les considérant non plus comme l’ensemble des rapports qu’entretiennent entre eux des individus autonomes, mais comme la rencontre d’hommes vulnérables, c’est-à-dire dépendants les uns des autres ?

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Avis de parution Spinoza – Connaître en citations

Posted in Articles on février 22nd, 2016 by admin – Commentaires fermés

Texte de la quatrième de couverture :

L’homme n’est pas « dans la nature comme un empire dans un empire » écrit Spinoza dans la préface de la troisième partie de son livre majeur : L’Éthique. Par cette formule, il fait comprendre à son lecteur que l’être humain n’est pas une exception, qu’il est déterminé comme toutes les autres choses par les lois de la nature et que le sentiment qu’il a de disposer d’un libre arbitre n’est qu’une illusion. Faut-il alors en conclure qu’aucune liberté ne lui est accessible ? Penser une liberté qui n’ait plus rien à voir avec le libre arbitre, penser la liberté à l’intérieur du déterminisme, tel est le problème qui traverse toute la pensée de Spinoza, aussi bien sur le plan éthique que politique. Les citations qui sont ici commentées tendent à fournir des clés permettant de mieux pénétrer la philosophie spinoziste et de comprendre comment elle explore cette problématique.

Présentation sur le site des éditions Ellipses
Lire un Extrait du livre
Consulter la Table des Matières

Références:
ISBN :   9782340009493
12.50€
Collection :  Connaître en citations
Auteur : Delassus Eric
Code : DELSPI
Parution : 16-02-2016
Format : 12 x 19 cm
Poids : 0.212 kg
Pages : 224 pages

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Un enfant peut-il faire son deuil ?

Posted in Articles on novembre 20th, 2015 by admin – Commentaires fermés

Communication prononcée lors de la journée organisée le 20 novembre 2015 par la SFPEADA sur le thème :

L’enfant, la mort, le deuil

Dans notre société moderne, la mort et le deuil apparaissent comme antinomiques avec le monde de l’enfance et quand ils y font irruption à travers l’accident ou la maladie, les familles sont alors souvent bien démunies. Au cours de cette journée nous essaierons de mieux cerner comment le concept de mort se construit chez l’enfant et quelles sont les spécificités du processus de deuil dans lequel il est engagé lorsqu’il perd un proche. De même la mort d’un enfant confronte ses parents à un deuil parfois complexe qui entrainera de nombreux remaniements de la dynamique familiale. A partir d’exposés théoriques et de l’expérience des professionnels de santé mentale qui accompagnent enfants et parents endeuillés, nous tenterons d’appréhender les nouvelles pistes de prise en charge et de soutien qui se sont mises en place.

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Pierre Hayat, La laïcité par les textes

Posted in Articles, Billets on octobre 24th, 2015 by admin – Commentaires fermés

La laïcité par les textes

Table des matières

 

Présentation

 

Chapitre I –    Éléments juridiques de la laïcité républicaine

 

Chapitre II –   Du mot à l’idée

 

Chapitre III –  Enjeux et controverses contemporains

 

Chapitre IV –  Sources et installation de la laïcité scolaire

 

Chapitre V –   Vocation de la laïcité scolaire contemporaine



Chapitre I – Éléments juridiques de la laïcité républicaine

 

Présentation du chapitre.

I.1 – La Déclaration des droits de l’homme et du citoyen du 26 août 1789

I.2 – La loi du 9 décembre 1905

I.3 – La loi de 1905 : une loi de liberté et d’égalité, Ferdinand BUISSON, « L’application de la loi de séparation de l’Église et de l’État », Le radical, 16 octobre 1906, dans Éducation et République, introduction, présentation et notes de Pierre Hayat, Kimé, 2002, p. 195.

I.4 – La loi de 1905 : protectrice de la liberté de conscience et de la liberté de culte, Guy COQ, La laïcité, principe universel, édition du Félin, 2005, pp. 87-88.

I.5 – La Constitution du 27 octobre 1946

I.6Signification de la constitutionnalisation de la laïcité (1946), Jean BOUSSINESQ, La laïcité française. Mémento juridique, Seuil, 1994, pp. 56-57.

I.7 – La Constitution du 4 octobre 1958

I.8 – La charte de la laïcité dans les services publics (2007)

I.9 – Portée de la charte de la laïcité dans les services publics, Benoît NORMAND, « Champ d’application de la charte de la laïcité dans les services publics », Laïcité dans la fonction publique. De la définition du principe à son application pratique, La Documentation française, 2012, p. 98.

 

Chapitre II – Du mot à l’idée

 

Présentation du chapitre.

II.1 – La laïcité dès la Commune de Paris, Décret du 2 avril 1871.

II.2 – De la sécularisation à la laïcité, Ferdinand BUISSON, « Laïcité » (1882), Dictionnaire de pédagogie et d’instruction primaire (extraits), établissement du texte, présentation et notes par Pierre Hayat,  Kimé, 2000, pp. 162-163.

II.3 – Laïcité et aspirations démocratiques, Ferdinand BUISSON, « Laïque », Nouveau Dictionnaire (1911)

II.4 – La laïcité, condition de la démocratie, Jean JAURÈS, « L’enseignement laïque » (1904), Laïcité et République sociale, Le cherche midi, 2005, p. 70.

II.5 – L’État laïque, meilleur soutien de la liberté de la foi, Joseph VIALATOUX et André LATREILLE, « Christianisme et laïcité », Esprit, octobre 1949, p. 533.

II.6 – Intégrisme ou civilisation, Abdelwahab MEDDEB, Pari de civilisation, Seuil, 2009, pp. 115-116 ; p. 24.

II.7 – La neutralité, moyen de la laïcité, Jean BAUBÉROT, Micheline MILOT, Laïcités sans frontières, Seuil, 2011, pp. 77-79.

II.8 – Les contraires de la laïcité, René RÉMOND, « La laïcité et ses contraires », Pouvoirs, n° 75, Seuil, 1995, pp. 7-9.

II.9 – Laïcité et autonomie du pouvoir politique, Guy COQ, La laïcité, principe universel, le félin, 2005, pp. 67-79.

II.10 – Séparations laïques et nouveaux liens sociaux, René RÉMOND, L’invention de la laïcité de 1789 à demain, Bayard, 2005, pp. 51-54.

II.11 – Laïcité de l’État et laïcité dans la société, Paul RICOEUR, La critique et la conviction. Entretien avec François Azouvi et Marc de Launay, Hachette/Pluriel, 1995, pp. 194-195.

II.12 – Régime de laïcité et principe de laïcité, Catherine KINTZLER, Penser la laïcité, Minerve, 2014, p. 38.

II.13 – Traduire « laïcité » par « laicity », Guy COQ, « Intervention », dans Faire vivre la laïcité sous la direction d’Alain Seksig, Le Publieur, 2014, pp. 281-282.

 

Chapitre III – Enjeux et controverses contemporains

 

Présentation du chapitre.

III.1 – Préconisations pour l’application du principe de laïcitéConclusion du Rapport de la Commission de réflexion sur l’application du principe de laïcité remis au Président de la République le 11 décembre 2003. Commission présidée par Bernard Stasi, La Documentation française, 2004, pp. 145-151.

III.2 – Préserver du morcellement communautariste, Henri PENA-RUIZ, Dictionnaire amoureux de la Laïcité, Plon, 2014, pp. 535-537.

III.3 – L’émancipation laïque dans le néolibéralisme, André TOSEL, Nous citoyens laïques et fraternels ? Kimé, 2015, p. 86.

III.4 – Les résistances aux progrès de la laïcisation du mariage, Olivier PY, « Intolérable intolérance sexuelle de l’Église », Le Monde, 4 décembre 2012.

III.5 – L’affaire de la crèche Baby Loup, Natalia BALEATO et son équipe, « Lettre ouverte au Président de la République », Marianne, 12 octobre 2013.

III.6 – État laïque et entreprise privée laïque, Catherine KINTZLER, Penser la laïcité, Minerve, 2014, p. 152.

III.7 – Laïcité instituée et laïcité intériorisée, Claude NICOLET, L’idée républicaine en France (1789 – 1924),tel Gallimard, 1994, pp. 499-500.

III.8 – La laïcité entre conscience et raison, Claude NICOLET, « L’idée républicaine, plus que la laïcité », Le Supplément, n° 164, avril 1988, pp. 47-48.

III.9 – Deux visages inséparables de la liberté laïque, Jean BAUBÉROT, La morale laïque contre l’ordre moral, Seuil, 1997, pp. 305-306 ; pp. 318-321.

III.10 – La laïcité contre le fanatisme, Henri PENA-RUIZ, « Pour lutter contre le fanatisme, la laïcité plus que jamais nécessaire », Le Monde, 14 janvier 2015.

III.11 – La laïcité pour la fraternité, Abdennour BIDAR, Plaidoyer pour la fraternité, Albin Michel, 2015, pp. 67-69.

 

Chapitre IV – Sources et installation de la laïcité scolaire

 

Présentation du chapitre.

IV.1 – L’instruction publique, CONDORCET, « Extrait du rapport et projet de décret sur l’organisation de l’instruction publique », 1792 (éd. Compayré, 1883), La République et l’école. Une anthologie, préface d’Élisabeth Badinter, textes choisis et présentés par Charles Coutel, Presses Pocket, 1991, pp. 211-214.

IV.2 – La laïcité s’enseigne elle-même, Edgar QUINET, L’enseignement du peuple, (1850), 2001, Hachette Littératures, pp. 128-140.

IV.3 – L’instruction, un droit absolu pour l’enfantJournal Officiel 12 mai 1871, dans Guy Gauthier et Claude Nicolet, La laïcité en mémoire, 1985, p. 142.

IV.4 – Portée et limites de l’enseignement moral laïque, Jules FERRY, « Lettre aux instituteurs », 17 novembre 1883, La République des citoyens II, 1996, Imprimerie Nationale, pp. 108-110.

IV.5 – Enseignement laïque, enseignement rationaliste, Émile DURKHEIM, L’éducation morale (1902), 1992, PUF/Quadrige, pp. 6-10 ; pp.101-102.

IV.6 – La neutralité scolaire en question, Jean JAURÈS, « Neutralité et impartialité », Revue de l’enseignement primaire et primaire supérieur, 4 octobre 1908, dans De l’éducation (anthologie), introduction de Gilles Candar, postface de Guy Dreux et Christian Laval, Syllepse, 2005, pp. 176-178.

IV.7 – Une école neutre parce que laïque, Ferdinand BUISSON, Séance de clôture du 25e congrès de la Ligue de l’enseignement du 1er novembre 1905, Education et République, introduction, présentation et notes de Pierre Hayat, Kimé, 2002, p. 310.

IV.8 – Laïcité et solidarité, Jean BAUBÉROT, La morale laïque contre l’ordre moral, Seuil, 1997, pp. 255-256.

IV.9 – Préserver l’enseignement public du prosélytisme, Jean ZAY Ministre de l’Éducation Nationale, Circulaires du 31 décembre 1936 et du 15 mai 1937.

 

Chapitre V – Vocation de la laïcité scolaire contemporaine

 

Présentation du chapitre.

V.1 – Le code de l’éducation.

V.2 – La charte de la laïcité à l’École.

V.3 – La chance de vivre dans un pays laïque, Caroline FOUREST, Commentaire de l’article 2 de la charte de laïcité à l’École, dans Eddy Khaldi, ALF, ABC de la Laïcité, Demopolis, 2015, p. 97.

V.4 – L’éducation nationale n’est pas une simple administration d’État, Jean-Paul SCOT, Commentaire de l’article 10 de la charte de laïcité à l’École, dans Eddy Khaldi, ALF, ABC de la Laïcité, Demopolis, 2015, p. 115.

V.5 – Pluralité des espaces des établissements scolaires, Alain SEKSIG, Commentaire de l’article 14 de la charte de laïcité à l’École, dans Eddy Khaldi, ALF, ABC de la Laïcité, Demopolis, 2015, p. 123.

V.6 – Transmission des lumières et pédagogie laïque, Michel VOVELLE, « Le partage laïque », dans Guy Gauthier, La laïcité en miroir, Entretiens, Edilig, 1985, pp. 23-25.

V.7 – La laïcité à la recherche de points d’équilibre, Laurence LOEFFEL, « La laïcité et l’éducation du citoyen : le lien en questions », dans Laurence Loeffel (éd.), École, morale laïque et citoyenneté aujourd’hui,Septentrion, Presses universitaires, 2006, pp. 103-104.

V.8 – Le lieu scolaire préservé pour l’esprit critique, Abdennour BIDAR, « Intervention », dans Faire vivre la laïcité, sous la direction d’Alain Seksig, Le Publieur, 2014, pp. 100-101 ; p. 300-301.

 

Ressources proposées par l’APPEP pour l’enseignement moral et civique.

 

Monde du travail : prendre en considération la vulnérabilité

Posted in Articles on octobre 1st, 2015 by admin – Commentaires fermés

Les relations humaines dans le monde du travail sont peut-être encore trop souvent perçues et établies dans le cadre de rapports réduits à n’être que la conséquence d’un accord contractuel entre des individus considérés comme fondamentalement et foncièrement autonomes. Or, une autre grille de lecture semble possible qui engagerait de nouvelles pratiques et qui permettrait de remettre en question ce principe d’autonomie qui n’est peut-être finalement qu’une fiction. Cette remise en question s’inspire des apports de l’éthique du care qui conçoit l’homme comme un être essentiellement vulnérable.

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Le sujet

Posted in Articles, Billets on septembre 18th, 2015 by admin – Commentaires fermés

L’homme peut-il devenir sujet de son existence ? Nous avons spontanément le sentiment de disposer d’une volonté et d’un pouvoir d’autodétermination nous permettant d’être pleinement sujets de nos actes aussi bien que nos pensées. Cependant, ne s’agit-il pas,  comme l’ont souligné des penseurs tels que Marx, Freud ou Nietzsche, qualifiés par Paul Ricœur de maîtres du soupçon, d’une illusion reposant sur l’ignorance des déterminations dont nous sommes les objets ? Ne faut-il pas voir, à l’instar de Spinoza, dans la conscience immédiate que nous avons de nous-même l’origine de notre servitude ?

Si ce livre tente de répondre à cette question, il s’efforce également de comprendre comment, malgré les forces qui agissent en nous et sur nous, il est possible de recourir à la puissance réflexive de la pensée pour accéder au statut de sujet.

https://www.academia.edu/15819776/Le_Sujet

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Texte de présentation

Sommaire

Prix lycéen du livre de philosophie

Posted in Articles on septembre 14th, 2015 by admin – Commentaires fermés

La philosophie est vivante, et affronte directement les questions du monde actuel. Chaque année, des philosophes publient des livres. Ces ouvrages permettent d’éclairer des questions que tout homme est susceptible de se poser, mais aussi de mieux comprendre le monde dans lequel nous vivons.

Les ouvrages de philosophie ne sont pas réservés aux spécialistes. Si leur abord peut parfois paraître difficile, ils deviennent intéressants pour peu qu’on s’y intéresse. Et parfois même passionnants.

Le Prix lycéen du livre de philosophie propose à tous les élèves des lycées généraux et technologiques de distinguer un livre de philosophie parmi une sélection de cinq ouvrages. Chaque élève peut librement faire partie du jury : la curiosité est la seule condition de la participation.

L’objectif de ce prix est d’inciter les élèves à lire et de susciter des échanges sur des questions philosophiques. Ces discussions peuvent être organisées dans les lycées, mais aussi sur les forums de ce site. Comme les lectures accompagnent et prolongent les cours de philosophie, elles sont évidemment utiles à la préparation du baccalauréat, et constituent une bonne anticipation des études supérieures.

Les professeurs de philosophie sont invités à accompagner leurs élèves dans leurs lectures, à leur apporter les éclaircissements nécessaires et à les aider à organiser des discussions dans leurs établissements.

Un vote sera organisé en mai et le prix remis en juin, après les épreuves du baccalauréat et en présence d’élèves jurés du prix, à l’auteur du livre qui aura recueilli le plus de suffrages. Une émission des Nouveaux chemins de la connaissance (France Culture), sera consacrée au livre lauréat, en présence de l’auteur du livre et d’élèves.

La participation au prix est libre et ne nécessite aucune inscription.

Une foire aux questions est à votre disposition pour toute information complémentaire.

Visiter le site du Prix Lycéen du Livre de Philosophie

Qu’est-ce que l’idée d’un corps malade ?

Posted in Articles on juin 25th, 2015 by admin – Commentaires fermés

Communication prononcée le 24/06/2015 dans le cadre du Congrès du COSHSEM – Lyon 24-26 juin 2015
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La proposition XIII de la troisième partie de l’Éthique expose de la manière suivant en quoi consiste l’esprit pour Spinoza :
L’objet de l’idée constituant l’esprit humain est le corps, autrement dit une manière de l’Étendue précise et existant en acte.
Cette conception de l’esprit comme « idée du corps » m’a donc conduit à m’interroger sur ce que peut être l’idée d’un corps malade. Autrement qu’en est-il de l’esprit de celui dont le corps est malade, si précisément cet esprit est l’idée de son corps ? Cet esprit est-il contaminé par ce corps qui constitue son objet ? Ou est-il possible, malgré la maladie du corps de conserver un « esprit sain », un esprit capable de penser ce corps avec suffisamment de clarté et de distinction pour pouvoir vivre la maladie sans ajouter aux souffrances que celle-ci induit, d’autres souffrances qui pourraient résulter d’une représentation inadéquate du corps. En effet, il arrive fréquemment que le malade, écrasé par le sentiment d’absurdité que lui inspire sa maladie, produise des représentations de celle-ci, autrement dit de son corps malade, qui augmentent sa douleur plutôt qu’elles ne l’apaisent. C’est le cas lorsque la maladie est perçue comme une malédiction, une injustice ou une punition. Le non-sens de la maladie donne souvent lieu à une quête désespérée de sens qui, le plus souvent, augmente plus la souffrance qu’elle ne l’apaise, dans la mesure où elle donne lieu à ces représentations inadéquates du corps qui font que les affections qui diminuent la puissance du corps s’expriment par des affects de tristesse qui augmentent l’affaiblissement de l’individu qui les ressent. La question est donc de savoir si ces idées inadéquates du corps sont inévitables ou s’il est possible d’aider le malade à penser son corps avec lucidité et de telle sorte que son esprit devienne suffisamment puissant pour affronter la maladie sans y ajouter des souffrances inutiles.

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Le scandale du refus de soin

Posted in Articles on juin 20th, 2015 by admin – Commentaires fermés

Communication prononcée lors de l’Université d’Été de la Société Francophone de Dialyse
Pourquoi parler du scandale du refus de soin ou de traitement ? Si l’on recherche l’étymologie du terme même de « scandale », il renvoie à l’idée d’obstacle, le scandale – du grec skandalon qui a donné le latin scandalum – désigne littéralement ce qui fait trébucher. Autrement dit, le scandale, c’est non seulement ce qui s’oppose à la poursuite d’une trajectoire donnée, mais c’est aussi ce qui fait choir celui qui a choisi de suivre cette direction. La question que l’on est alors en droit de se poser est ici celle de savoir qui est victime d’une chute dans cette affaire, est-ce le malade qui met sa vie en danger, ou est-ce le soignant qui ne peut aller au bout de ce qu’il estime être sa mission ?

La délibération comme démarche réflexive accompagnant la décision médicale

Posted in Articles on mai 13th, 2015 by admin – Commentaires fermés

La délibération est souvent perçue comme l’œuvre d’une liberté exami­nant de manière autonome les éléments qui conduisent à la prise de décision, elle-même perçue comme le moment premier de l’action. Cette vision des choses n’est-elle pas la conséquence d’une illusion rétrospective ? Le processus décision­nel dans lequel s’inscrit la délibération ne doit-il pas plutôt être envisagé comme un enchaînement causal par lequel les acteurs sont emportés sans être véritable­ment les auteurs du scénario auquel ils participent ? Une telle approche détermi­niste doit-elle pour autant nous conduire à renoncer à « reprendre la main » sur nos décisions ?
L’analyse qui est ici conduite porte sur la décision dans le domaine médical. Elle s’inspire de la pensée de Spinoza et tend à montrer que même si nous sommes déterminés, la puissance réflexive de l’esprit est en mesure de mieux éclairer et orienter les différents protagonistes de la délibération et de la décision médicales.

Lire l’article sur le site de la revue Éthique Publique

Éthiques du goût – Enregistrement et photos de la conférence du 26 mars 2015 à la Médiathèque de Bourges

Posted in Articles on avril 23rd, 2015 by admin – Commentaires fermés

Vous pouvez accéder en cliquant sur ce lien à l’enregistrement, ainsi qu’à quelques photos, de la conférence que nous avons donnée le 26 juin à la médiathèque de Bourges
À faire circuler et à partager.
Merci.

https://drive.google.com/folderview?id=0BzK1nT57T9PgfkJGVUF1dlFuZzJnck0yMlI3QmpmQWhZTVhYWHVCMDZqNTQ1Z24zZjhTcmc&usp=sharing

Penser la santé au-delà des normes

Posted in Articles on avril 19th, 2015 by admin – Commentaires fermés

Lorsque l’on s’interroge sur la question du rapport entre santé et maladie, on est facilement tenté de placer la santé du côté de la norme et la maladie du côté de son contraire : l’anormal ou le pathologique. Envisagée ainsi, la santé apparaît comme un état d’équilibre, stable et quasi-parfait qui se trouverait altéré dès que le corps est affecté par une pathologie quelconque. La santé serait, en un certain sens, la réalisation de l’essence même de ce que doit être un organisme fonctionnant pour le mieux, et la maladie une sorte de corruption de cet état. Cependant, dès qu’on regarde la question d’un peu plus près, on s’aperçoit très vite que les choses ne sont pas si simples et que la santé des uns n’est pas celle des autres, qu’elle ne consiste pas nécessairement dans l’absence de maladie, qu’il est des malades dont la santé nous étonne et à l’inverse des individus apparemment atteints d’aucune pathologie particulière et qui pourtant donnent toujours l’impression d’être maladifs et de santé précaire.
S’il en va ainsi, c’est peut-être parce que la maladie et la santé ne se réduisent pas à des données objectives, mais se manifestent d’abord comme des expériences qui sont de l’ordre du vécu.

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JOURNÉE D’ÉTUDE CONSACRÉE À MARCEL CONCHE

Posted in Articles on mars 8th, 2015 by admin – Commentaires fermés

L’ASSOCIATION DES PROFESSEURS DE PHILOSOPHIE DE L’ENSEIGNEMENT PUBLIC

organise le samedi 28 mars 2015, de 9 h 30 à 17 h 30

au Lycée Henri IV, Paris 5e Salle des Médailles

UNE JOURNÉE D’ÉTUDE CONSACRÉE À MARCEL CONCHE

L’importance et la diversité de l’œuvre de Marcel Conche suffisent à justifier qu’on lui con- sacre cette journée d’étude : une œuvre qui est à la fois celle d’un savant universitaire avec l’édition des Lettres et maximes d’Épicure, des Fragments d’Anaximandre, d’Héraclite et de Parménide, ses études sur Pyrrhon, Lucrèce, Montaigne, Nietzsche et même Lao-Tseu, mais aussi celle d’un penseur original qui a développé une philosophie propre à travers des livres comme Orientation philosophique, La mort et la pensée, Temps et destin, Le fondement de la morale, L’Aléatoire, Vivre et philosopher, Présence de la Nature, Philosopher à l’infini, La liberté, Métaphysique, philosophie qu’il ne cesse de développer et de préciser. Cette œuvre comporte encore un volet littéraire avec, par exemple, Ma vie antérieure, Le destin de solitude et les cinq volumes du Journal étrange.

L’attention que l’œuvre mérite ne saurait toutefois faire oublier la singularité du parcours personnel d’un philosophe qui a commencé par garder les vaches, faire les foins, travailler la vigne et gauler les noix, et d’un éminent spécialiste de philosophie ancienne qui n’a pu se mettre au latin et au grec que tardivement – à plus de vingt ans – comme en témoigne l’un de ses derniers ouvrages, Épicure en Corrèze (2014), qui connaît actuellement un grand succès de librairie. On peut voir en cette vie comme une leçon de philosophie.

Il faut encore souligner que Marcel Conche s’est toujours voulu professeur de philosophie parmi et avec les professeurs de philosophie. Nous sommes particulièrement sensibles à son engagement en faveur de l’unité de l’enseignement philosophique et à sa fidélité à l’égard de l’Association des professeurs de philosophie de l’enseignement public dont il est aujourd’hui le plus ancien membre. C’est ainsi qu’il a donné à la revue L’Enseignement philosophique de très nombreux articles qui ont ensuite figuré dans certains de ses livres, à telle enseigne qu’on peut dire qu’une part importante de son œuvre y a été d’abord publiée. Cet engagement, cette fidélité sont indissociables d’une démarche philosophique animée par le souci du vrai et la volonté de traiter de l’essentiel en partant toujours de l’élémentaire, ce qui la rend sans doute exemplaire aux yeux de beaucoup de professeurs enseignant dans les lycées.

Au cours de cette journée du 28 mars, les intervenants seront des proches de Marcel Conche : ils s’attacheront à mettre en lumière certains des aspects majeurs de sa pensée.

 

Éthiques du goût – rencontre – dédicace

Posted in Articles on février 22nd, 2015 by admin – Commentaires fermés

Faire du goût une notion éthique peut sembler étrange et incongru. C’est pourtant ce qu’ont tenté de faire les auteurs de l’ouvrage collectif Éthiques du goût réalisé sous la direction de Sylvie Dallet et Eric Delassus et publié en juin 2014 aux Editions L’hamarttan.
En croisant différents regards, scientifiques, artistiques, philosophiques, et d’autres peut être plus difficiles à étiqueter, le goût, décliné sous toutes ses facettes, révèle sa capacité à nous conduire sur le chemin de la vie bonne, d’une vie dont les saveurs multiples cultivent le goût de vivre.
Sylvie Dallet, Eric Delassus, Sylvie Lopez-Jacob et Diane Watteau vous invitent à venir assister à la présentation de ce recueil de textes à la médiathèque de Bourges le 26 mars 2015 à 19h00.
Une vente de livres de ces quatre auteurs sera assurée par la librairie La Poterne et la soirée se clôturera par une séance de dédicace.

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Le Tour(s) de la Question :  »Qu’est-ce que l’idée d’un corps malade »

Posted in Billets on janvier 27th, 2015 by admin – Commentaires fermés

Rencontre philo présentée par Eric Delassus

Dans son Ethique, Spinoza affirme que « l´esprit est l´idée du corps ». Cette formule soulève notamment la question du rapport entre corps et esprit, question qui devient cruciale dès lors qu´elle est posée relativement à celle de la maladie. En effet, que peut bien être dans ces conditions l´idée d´un corps malade ? S´agit-il d´une idée également malade ? Comme si elle était contaminée par l´état de son objet.
Ou peut-il s´agir, malgré tout, d´une idée suffisamment claire et distincte pour donner au malade la force d´âme nécessaire pour s´opposer à ce qui tend à l´affaiblir et le détruire ? Les enjeux de la réponse apportée à une telle question sont capitaux sur le plan de l´éthique médicale dans
la mesure où, selon la solution qui finira par émerger, on sera ou non en mesure d´accompagner le malade pour l´aider à affronter la maladie en évacuant autant qu´il est possible les passions tristes qu´elle peut engendrer en lui.
Eric Delassus est agrégé et docteur en philosophie, il enseigne au lycée Marguerite de Navarre de Bourges et participe à plusieurs groupes de réflexion sur l´éthique médicale.

Ultimi barbarorum

Posted in Articles on janvier 9th, 2015 by admin – Commentaires fermés

« Aux derniers des barbares », tel était le titre d’une affiche que Spinoza a voulu placarder sur les murs de La Haye après le lynchage par la foule des frères De Witt. Assassinat fomenté par le parti orangiste opposé à la République. S’il n’avait été retenu par son logeur qui craignait pour sa vie, Spinoza aurait certainement bravé le danger pour exprimer son indignation face à la violence de cet événement dont Alexandre Dumas fait un récit poignant dans La tulipe noire.

Aujourd’hui, les derniers des barbares ont encore frappé et l’attentat contre la rédaction de Charlie Hebdo aurait certainement scandalisé avec la même force Spinoza. D’autant que c’est au nom de la religion qu’il a été commis, religion au sujet de laquelle le philosophe affirme qu’elle ne doit en aucune façon interférer sur la liberté de penser, car sa fonction n’est pas la recherche de la vérité, mais l’obéissance à la loi de justice et de charité.

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