Posts Tagged ‘justice’

Philippe Merlier Normes et valeurs en travail social, Séli Arslan, 2016, lu par Eric Delassus

Posted in Articles on septembre 15th, 2017 by admin – Commentaires fermés

Comment normer sans normaliser ? Telle est la problématique que traite P. Merlier dans ce livre qui se veut une réflexion philosophique sur le travail social. En s’inspirant, entre autres, des travaux de G. Canguilhem dont il déplace les conclusions sur le champ social, P. Merlier s’efforce de penser l’accompagnement social comme la démarche par laquelle l’usager est soutenu dans un parcours au cours duquel il parvient à mieux s’intégrer socialement tout en définissant lui-même ses propres normes de vie.

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Analyse critique du principisme en éthique biomédicale

Posted in Articles on mars 12th, 2017 by admin – Commentaires fermés

Le principisme est une théorie morale s’inspirant à la fois de l’utilitarisme et du kantisme, c’est-à-dire d’une morale plutôt conséquentialiste – l’utilitarisme – et d’une morale déontologique fondée sur l’intention – le kantisme. Cette synthèse apparemment paradoxale entre une éthique qui considère que la valeur morale de l’action se juge à ses conséquences et une morale qui juge l’action à ses intentions, c’est-à-dire au respect d’un devoir ou d’une obligation fondée en raison, à donné lieu à une doctrine qui à laquelle il est souvent fait référence aujourd’hui en éthique médicale. Celle-ci a été élaborée par Tom Beauchamp et James Childress dans un ouvrage publié pour la première fois aux États-Unis en 1979 et dont la traduction française est parue en 2007 aux éditions Les Belles Lettres sous le titre Les Principes de l’Éthique Biomédicale.

Cette théorie est constituée de quatre grands principes :

- Autonomie ;

- Non-malfaisance ;

- Bienfaisance ;

- Justice.

Les principes d’autonomie et de justice peuvent être considérés comme étant plutôt d’origine déontologique étant donné que quelles que soient les conséquences de l’acte médical, il est considéré comme étant du devoir du médecin ou du soignant de respecter l’autonomie du patient et de répondre à une certaine exigence de justice dans la manière de prodiguer les soins et les traitements. En revanche, la non-malfaisance et la bienfaisance relèvent plutôt du conséquentialisme dans la mesure où ils invitent à se soucier des effets de l’acte effectué sur la vie et la qualité de vie du patient.

Le choix de ces quatre principes ne repose pas sur une déduction a priori, mais plutôt sur l’étude des jugements moraux tels qu’ils sont portés dans des situations concrètes :

Le fait que les quatre groupes de « principes » moraux soient centraux dans l’éthique biomédicale est la conclusion à laquelle nous sommes parvenus en étudiant les jugements moraux bien pesés et la façon dont les convictions morales se coordonnent entre elles 1.

Nous allons donc examiner ces quatre principes et tenter d’en dégager les capacités et les limites, ainsi que les contradictions qui peuvent traverser le principisme dans sa globalité.

1 Tom L. Beauchamp & James F. Childress, Les principes de l’éthique biomédicale, Les Belles Lettres, Paris, 2007, p. 30-31.

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La personne – De l’individu à la personne

Posted in Articles on juin 4th, 2016 by admin – Commentaires fermés

La personne

De l’individu à la personne

Si la naissance de l’individu moderne a joué un rôle émancipateur indiscutable en libérant l’homme des pesanteurs sociales et communautaires auxquelles il était soumis jusque-là, il est temps aujourd’hui de dépasser l’individualisme pour se protéger des dérives auxquelles il pourrait conduire dans le contexte contemporain. Réduit essentiellement à sa dimension économique, à son statut d’homo oeconomicus, l’individu contemporain pourrait se laisser tenter par le repli sur soi et par un égoïsme mortifère négligeant toute forme de respect pour la personne humaine.

Par conséquent, la nécessité ne s’impose-t-elle pas à nous, pour sortir des impasses vers lesquelles nous pourrions être entraînés, d’interroger et de revisiter le concept de personne, en insistant principalement sur sa dimension relationnelle ?

Site de l’éditeur : http://librairie.studyrama.com/produit/3732/9782749535401/La%20personne%20

Expliquer, est-ce justifier ?

Posted in Articles on avril 26th, 2016 by admin – Commentaires fermés

Suite aux attentats terroristes dans lesquels étaient impliqués un certain nombre de jeunes Français partis rejoindre les forces de l’État islamique, une polémique s’est développée afin de savoir s’il fallait ou non chercher à expliquer les raisons d’un tel phénomène. En effet, à ceux qui s’interrogeaient sur les raisons qui peuvent conduire certains jeunes à accomplir des actes aussi terrifiants et inhumains, certains responsables politiques ont répondu que chercher à expliquer, c’était déjà justifier. Mais, y a-t-il vraiment lieu de polémiquer sur une telle question ? Cette assimilation entre expliquer et justifier ne repose-t-elle pas sur une confusion des ordres comparable à celle que dénonce Pascal, lorsqu’il qualifie de ridicules ceux qui confondent les ordres du corps, celui de l’esprit ou de la raison et celui du cœur ou de la charité :

De tous les corps ensemble on ne saurait en faire réussir une petite pensée. Cela est impossible et d’un autre ordre. De tous les corps et esprits on n’en saurait tirer un mouvement de vraie charité, cela est impossible, et d’un autre ordre surnaturel. (Pascal, Pensées 308)

Le principe de cette confusion des ordres est d’ailleurs repris par André Comte-Sponville – sans référence au surnaturel, il convient de le préciser – dans son livre Le capitalisme est-il moral ? lorsqu’il distingue l’ordre technoscientifique, l’ordre juridico-politique et l’ordre moral, puis l’ordre éthique. En ces domaines, le ridicule qui procède de la confusion des ordres peut conduire à la barbarie, comme cela peut être le cas lorsque l’on réduit les phénomènes sociaux à leur dimension économique en oubliant les ordres du droit, de la morale et de l’éthique.

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Pierre Hayat, La laïcité par les textes

Posted in Articles, Billets on octobre 24th, 2015 by admin – Commentaires fermés

La laïcité par les textes

Table des matières

 

Présentation

 

Chapitre I –    Éléments juridiques de la laïcité républicaine

 

Chapitre II –   Du mot à l’idée

 

Chapitre III –  Enjeux et controverses contemporains

 

Chapitre IV –  Sources et installation de la laïcité scolaire

 

Chapitre V –   Vocation de la laïcité scolaire contemporaine



Chapitre I – Éléments juridiques de la laïcité républicaine

 

Présentation du chapitre.

I.1 – La Déclaration des droits de l’homme et du citoyen du 26 août 1789

I.2 – La loi du 9 décembre 1905

I.3 – La loi de 1905 : une loi de liberté et d’égalité, Ferdinand BUISSON, « L’application de la loi de séparation de l’Église et de l’État », Le radical, 16 octobre 1906, dans Éducation et République, introduction, présentation et notes de Pierre Hayat, Kimé, 2002, p. 195.

I.4 – La loi de 1905 : protectrice de la liberté de conscience et de la liberté de culte, Guy COQ, La laïcité, principe universel, édition du Félin, 2005, pp. 87-88.

I.5 – La Constitution du 27 octobre 1946

I.6Signification de la constitutionnalisation de la laïcité (1946), Jean BOUSSINESQ, La laïcité française. Mémento juridique, Seuil, 1994, pp. 56-57.

I.7 – La Constitution du 4 octobre 1958

I.8 – La charte de la laïcité dans les services publics (2007)

I.9 – Portée de la charte de la laïcité dans les services publics, Benoît NORMAND, « Champ d’application de la charte de la laïcité dans les services publics », Laïcité dans la fonction publique. De la définition du principe à son application pratique, La Documentation française, 2012, p. 98.

 

Chapitre II – Du mot à l’idée

 

Présentation du chapitre.

II.1 – La laïcité dès la Commune de Paris, Décret du 2 avril 1871.

II.2 – De la sécularisation à la laïcité, Ferdinand BUISSON, « Laïcité » (1882), Dictionnaire de pédagogie et d’instruction primaire (extraits), établissement du texte, présentation et notes par Pierre Hayat,  Kimé, 2000, pp. 162-163.

II.3 – Laïcité et aspirations démocratiques, Ferdinand BUISSON, « Laïque », Nouveau Dictionnaire (1911)

II.4 – La laïcité, condition de la démocratie, Jean JAURÈS, « L’enseignement laïque » (1904), Laïcité et République sociale, Le cherche midi, 2005, p. 70.

II.5 – L’État laïque, meilleur soutien de la liberté de la foi, Joseph VIALATOUX et André LATREILLE, « Christianisme et laïcité », Esprit, octobre 1949, p. 533.

II.6 – Intégrisme ou civilisation, Abdelwahab MEDDEB, Pari de civilisation, Seuil, 2009, pp. 115-116 ; p. 24.

II.7 – La neutralité, moyen de la laïcité, Jean BAUBÉROT, Micheline MILOT, Laïcités sans frontières, Seuil, 2011, pp. 77-79.

II.8 – Les contraires de la laïcité, René RÉMOND, « La laïcité et ses contraires », Pouvoirs, n° 75, Seuil, 1995, pp. 7-9.

II.9 – Laïcité et autonomie du pouvoir politique, Guy COQ, La laïcité, principe universel, le félin, 2005, pp. 67-79.

II.10 – Séparations laïques et nouveaux liens sociaux, René RÉMOND, L’invention de la laïcité de 1789 à demain, Bayard, 2005, pp. 51-54.

II.11 – Laïcité de l’État et laïcité dans la société, Paul RICOEUR, La critique et la conviction. Entretien avec François Azouvi et Marc de Launay, Hachette/Pluriel, 1995, pp. 194-195.

II.12 – Régime de laïcité et principe de laïcité, Catherine KINTZLER, Penser la laïcité, Minerve, 2014, p. 38.

II.13 – Traduire « laïcité » par « laicity », Guy COQ, « Intervention », dans Faire vivre la laïcité sous la direction d’Alain Seksig, Le Publieur, 2014, pp. 281-282.

 

Chapitre III – Enjeux et controverses contemporains

 

Présentation du chapitre.

III.1 – Préconisations pour l’application du principe de laïcitéConclusion du Rapport de la Commission de réflexion sur l’application du principe de laïcité remis au Président de la République le 11 décembre 2003. Commission présidée par Bernard Stasi, La Documentation française, 2004, pp. 145-151.

III.2 – Préserver du morcellement communautariste, Henri PENA-RUIZ, Dictionnaire amoureux de la Laïcité, Plon, 2014, pp. 535-537.

III.3 – L’émancipation laïque dans le néolibéralisme, André TOSEL, Nous citoyens laïques et fraternels ? Kimé, 2015, p. 86.

III.4 – Les résistances aux progrès de la laïcisation du mariage, Olivier PY, « Intolérable intolérance sexuelle de l’Église », Le Monde, 4 décembre 2012.

III.5 – L’affaire de la crèche Baby Loup, Natalia BALEATO et son équipe, « Lettre ouverte au Président de la République », Marianne, 12 octobre 2013.

III.6 – État laïque et entreprise privée laïque, Catherine KINTZLER, Penser la laïcité, Minerve, 2014, p. 152.

III.7 – Laïcité instituée et laïcité intériorisée, Claude NICOLET, L’idée républicaine en France (1789 – 1924),tel Gallimard, 1994, pp. 499-500.

III.8 – La laïcité entre conscience et raison, Claude NICOLET, « L’idée républicaine, plus que la laïcité », Le Supplément, n° 164, avril 1988, pp. 47-48.

III.9 – Deux visages inséparables de la liberté laïque, Jean BAUBÉROT, La morale laïque contre l’ordre moral, Seuil, 1997, pp. 305-306 ; pp. 318-321.

III.10 – La laïcité contre le fanatisme, Henri PENA-RUIZ, « Pour lutter contre le fanatisme, la laïcité plus que jamais nécessaire », Le Monde, 14 janvier 2015.

III.11 – La laïcité pour la fraternité, Abdennour BIDAR, Plaidoyer pour la fraternité, Albin Michel, 2015, pp. 67-69.

 

Chapitre IV – Sources et installation de la laïcité scolaire

 

Présentation du chapitre.

IV.1 – L’instruction publique, CONDORCET, « Extrait du rapport et projet de décret sur l’organisation de l’instruction publique », 1792 (éd. Compayré, 1883), La République et l’école. Une anthologie, préface d’Élisabeth Badinter, textes choisis et présentés par Charles Coutel, Presses Pocket, 1991, pp. 211-214.

IV.2 – La laïcité s’enseigne elle-même, Edgar QUINET, L’enseignement du peuple, (1850), 2001, Hachette Littératures, pp. 128-140.

IV.3 – L’instruction, un droit absolu pour l’enfantJournal Officiel 12 mai 1871, dans Guy Gauthier et Claude Nicolet, La laïcité en mémoire, 1985, p. 142.

IV.4 – Portée et limites de l’enseignement moral laïque, Jules FERRY, « Lettre aux instituteurs », 17 novembre 1883, La République des citoyens II, 1996, Imprimerie Nationale, pp. 108-110.

IV.5 – Enseignement laïque, enseignement rationaliste, Émile DURKHEIM, L’éducation morale (1902), 1992, PUF/Quadrige, pp. 6-10 ; pp.101-102.

IV.6 – La neutralité scolaire en question, Jean JAURÈS, « Neutralité et impartialité », Revue de l’enseignement primaire et primaire supérieur, 4 octobre 1908, dans De l’éducation (anthologie), introduction de Gilles Candar, postface de Guy Dreux et Christian Laval, Syllepse, 2005, pp. 176-178.

IV.7 – Une école neutre parce que laïque, Ferdinand BUISSON, Séance de clôture du 25e congrès de la Ligue de l’enseignement du 1er novembre 1905, Education et République, introduction, présentation et notes de Pierre Hayat, Kimé, 2002, p. 310.

IV.8 – Laïcité et solidarité, Jean BAUBÉROT, La morale laïque contre l’ordre moral, Seuil, 1997, pp. 255-256.

IV.9 – Préserver l’enseignement public du prosélytisme, Jean ZAY Ministre de l’Éducation Nationale, Circulaires du 31 décembre 1936 et du 15 mai 1937.

 

Chapitre V – Vocation de la laïcité scolaire contemporaine

 

Présentation du chapitre.

V.1 – Le code de l’éducation.

V.2 – La charte de la laïcité à l’École.

V.3 – La chance de vivre dans un pays laïque, Caroline FOUREST, Commentaire de l’article 2 de la charte de laïcité à l’École, dans Eddy Khaldi, ALF, ABC de la Laïcité, Demopolis, 2015, p. 97.

V.4 – L’éducation nationale n’est pas une simple administration d’État, Jean-Paul SCOT, Commentaire de l’article 10 de la charte de laïcité à l’École, dans Eddy Khaldi, ALF, ABC de la Laïcité, Demopolis, 2015, p. 115.

V.5 – Pluralité des espaces des établissements scolaires, Alain SEKSIG, Commentaire de l’article 14 de la charte de laïcité à l’École, dans Eddy Khaldi, ALF, ABC de la Laïcité, Demopolis, 2015, p. 123.

V.6 – Transmission des lumières et pédagogie laïque, Michel VOVELLE, « Le partage laïque », dans Guy Gauthier, La laïcité en miroir, Entretiens, Edilig, 1985, pp. 23-25.

V.7 – La laïcité à la recherche de points d’équilibre, Laurence LOEFFEL, « La laïcité et l’éducation du citoyen : le lien en questions », dans Laurence Loeffel (éd.), École, morale laïque et citoyenneté aujourd’hui,Septentrion, Presses universitaires, 2006, pp. 103-104.

V.8 – Le lieu scolaire préservé pour l’esprit critique, Abdennour BIDAR, « Intervention », dans Faire vivre la laïcité, sous la direction d’Alain Seksig, Le Publieur, 2014, pp. 100-101 ; p. 300-301.

 

Ressources proposées par l’APPEP pour l’enseignement moral et civique.

 

La délibération comme démarche réflexive accompagnant la décision médicale

Posted in Articles on mai 13th, 2015 by admin – Commentaires fermés

La délibération est souvent perçue comme l’œuvre d’une liberté exami­nant de manière autonome les éléments qui conduisent à la prise de décision, elle-même perçue comme le moment premier de l’action. Cette vision des choses n’est-elle pas la conséquence d’une illusion rétrospective ? Le processus décision­nel dans lequel s’inscrit la délibération ne doit-il pas plutôt être envisagé comme un enchaînement causal par lequel les acteurs sont emportés sans être véritable­ment les auteurs du scénario auquel ils participent ? Une telle approche détermi­niste doit-elle pour autant nous conduire à renoncer à « reprendre la main » sur nos décisions ?
L’analyse qui est ici conduite porte sur la décision dans le domaine médical. Elle s’inspire de la pensée de Spinoza et tend à montrer que même si nous sommes déterminés, la puissance réflexive de l’esprit est en mesure de mieux éclairer et orienter les différents protagonistes de la délibération et de la décision médicales.

Lire l’article sur le site de la revue Éthique Publique

Sagesse de l’homme vulnérable

Posted in Articles on août 26th, 2014 by admin – Commentaires fermés

Vous pouvez désormais trouver la majeure partie de mes articles publiés dans un recueil en deux volumes aux éditions L’Harmattan.

LA PRÉCARITÉ DE LA VIE
Sagesse de l’homme vulnérable (Volume 1)
ISBN : 978-2-343-03871-1 • septembre 2014 • 146 page
http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=44324&razSqlClone=1

LA QUÊTE DE LA SAGESSE
Sagesse de l’homme vulnérable (Volume 2)
ISBN : 978-2-336-30711-4 • septembre 2014 • 140 pages
http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=44323&razSqlClone=1

Eric Delassus
PHILOSOPHIE

 

Les hommes sont dépendants de la nature toute entière et, par conséquent, ils sont dépendants les uns des autres. Cette dépendance n’est pas un signe de faiblesse. C’est elle qui, lorsqu’elle est bien ordonnée, empêche les hommes de devenir ennemis les uns des autres. Il faut donc à l’homme vulnérable une sagesse pour l’inviter à faire preuve d’autant de sollicitude qu’il est possible envers ses semblables. Que peut bien être la sagesse de l’homme vulnérable ?

 

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La dimension éthique de la médecine et du soin

Posted in Articles on février 6th, 2014 by admin – Commentaires fermés

Bien qu’elle repose sur un savoir scientifique de plus en plus précis et complexe et qu’elle recourt aux technologies les plus sophistiqués, la médecine ne peut se définir uniquement comme une pratique d’ordre techno-scientifique. Comme le soulignait déjà Platon, ce n’est pas la compétence qui fait le médecin, mais l’usage qu’il fait de cette compétence. C’est en ce sens que la médecine ne peut se définir indépendamment de sa dimension éthique essentielle.

Lire l’article.



Pour une politique du care

Posted in Articles on janvier 23rd, 2014 by admin – Commentaires fermés

L’idée d’une « société du care » ne semble pas avoir reçu en France un accueil des plus favorables dans la mesure où elle a été comprise comme une tentative de mettre en place une politique d’assistanat essentiellement fondée sur des motifs d’ordre compassionnel et qui aurait pour conséquence d’entretenir la fragilité de ceux qui en seraient les bénéficiaires au lieu de les aider à développer leurs capacités.

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Combattre la haine

Posted in Articles on décembre 21st, 2013 by admin – Commentaires fermés

« Ne pas rire des actions des hommes, ne pas les déplorer, encore moins les maudire, mais seulement les comprendre », Spinoza.

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« Une éthique de l’éthique ? » Usages et abus de l’éthique en santé

Posted in Articles on décembre 16th, 2013 by admin – Commentaires fermés

Ecole normale supérieure – 45 rue d’ULM – Paris 75005 Amphithéâtre DUSSANE
20 décembre 2013

0rganisé par le comité de rédaction de la revue, avec la collaboration du Séminaire international d’étude sur le soin du Cirphles (SIES, Cirphles USR 3308 ENS/CNRS) et avec l’aide de l’ERER-Picardie

8h 30 Accueil

Inscription obligatoire. Colloque Gratuit. Nombre de places limité

3 intervenants /45 minutes- 45 minutes de partage avec les participants

8h50 Propos liminaire : Catherine Draperi – Alain de Broca une revue au service de l’éthique 9h00- 10h30 table ronde : Ethique résistance
Modérateur : Grégoire Moutel

Marie Odile Godart, Résistance autour des populations
Jean Guilhem Xerri Une éthique de la personne comme résistance à l’exclusion sociale
Worms Frédéric Une éthique pratique résistante : réunifier le soin autour des deux tensions du care et du cure.

10h30-11h00 pause
11h00 – 12h30 table ronde : Ethique alibi Modérateur : Marc Grassin
Guérin Jean François
Callu Marie France
Sicard Didier

L’alibi éthique à travers l’expérience de la médecine de la reproduction L’alibi éthique a-t-il une place en droit
L’alibi éthique des mots

12h30 – 13h45 repas (à l’ENS)
13h45 – 15h15 table ronde : Ethique pratique Modérateur : Brigitte Tison

Mino Jean Christophe, Copel Marie Laure Délibérer à l’hôpital entre éthique et pratique ? Birmelé Béatrice, Comment la réflexion éthique change la pratique clinique ? Lefève Céline, Pratiquer l’éthique dans les études de médecine

15h15- 15h30 Pause
15h30 – 17h00 table ronde : La publication en éthique Modérateur : Gérard Teboul

Kopp Nicolas, Après 10 années d’ E&S. Courage versus alibi: une lucide incrédulité pour l’avenir Delassus Eric, La santé en question : l’éthique, une pratique
Svandra Philippe, Une revue pour déranger nos certitudes

17h00 – 17H20 Synthèse par George Fauré
17h20-17h30 Remerciements – Fin du colloque Catherine Draperi et Alain de Broca

Programme au format pdf

 

Refus de traitement : aider le malade à mieux se comprendre

Posted in Billets on juin 15th, 2011 by admin – Commentaires fermés

Le refus de traitement de la part du malade peut confronter les soignants à un dilemme apparemment insoluble opposant principe d’autonomie et principe de bienfaisance. Le souci de respecter la liberté du malade pourrait conduire à abandonner ce dernier à son triste sort tandis que la volonté de lui venir en aide pourrait avoir pour conséquence de le soigner contre son gré. Pour sortir de cette insupportable tension, il apparaît nécessaire d’adopter une démarche compréhensive. S’efforcer de cerner avec le malade les raisons qui déterminent son attitude peut aider ce dernier à effectuer un choix réellement éclairé et peut-être à réorienter sa décision. Il convient cependant de prendre garde à ce que cet accompagnement du malade ne se transforme pas en harcèlement dans le but de le faire changer d’avis à tout prix. Le soignant doit aussi apprendre à accepter de l’autre le refus du bien qu’il veut lui faire.


Article publié dans la revue ÉTHIQUE ET SANTÉ, Volume 8, numéro 2, pages 101-105 (juin 2011)

 

Médecine et justice dans La République de Platon

Posted in Articles on juillet 16th, 2009 by admin – Commentaires fermés

L’idée d’une justice naturelle et absolue s’enracine principalement dans la pensée antique qui définit la justice comme étant, non seulement, ce qui reléve de l’ordre des sociétés humaines, mais avant tout ce qui reléve de l’ordre de l’univers. Seuls les sophistes s’opposent à cette conception et voient dans la justice et les lois un artifice qu’il est toujours possible d’infléchir dans l’intérêt des plus forts.
Contre les sophistes Platon pense la justice comme un idéal transcendant et indépendant des intérêts particuliers et des désirs égoïstes, il s’agit d’établir dans la cité un équilibre comparable à celui qui doit régner dans l’âme de l’homme raisonnable, la justice est ce qui maintient chaque chose à la place qui lui est attribuée conformément au principe du Bien. C’est pourquoi dans La République Platon fait correspondre la justice de l’âme et la justice dans la cité. La cité se fonde alors sur quatre vertus principales (sagesse, courage, modération ou tempérance et enfin justice), l’homme juste est donc celui qui écoutant sa raison agit toujours avec courage en faisant preuve de modération, au contraire l’homme injuste se laisse emporter par ses passions et agit de manière lâche ou impétueuse, il devient donc pour cela nuisible à lui-même et à autrui. Parallélement dans la cité la justice est réalisée par la manifestation des trois premières vertus dans la tripartitions des fonctions dans la cité. Chacun en fonction de ses aptitudes naturelles se voit attribuer une tâche, les plus raisonnables, les naturels philosophes dirigent la cité, les plus courageux en sont les gardiens et les moins tempérants se livrent à l’artisanat et au commerce. Mais cet idéal ne peut se réaliser pleinement dans le monde sensible où tout est voué à la corruption et où les idées ne se manifestent que sous une forme dégradée, c’est pourquoi l’injustice se fait toujours sentir lorsque les parties inférieures, l’appétit sensuel et les passions égoïstes s’opposent à l’autorité de la raison.
On constate donc ici, une conception de la justice reposant sur une conception de l’homme comme étant un être tiraillé, déchiré entre des tendances antagonistes qui coexistent en lui. Comme le décrit le mythe de l’attelage ailée dans le Phèdre , d’un côté le sensible, le corps et les passions, la nature sensible, de l’autre l’âme et la raison s’élevant vers l’intelligible.
En conséquence, il semble d’ailleurs que le rapport qui peut s’établir entre médecine et justice ne concerne pas tout d’abord, comme c’est le cas aujourd’hui, la juste répartition des soins, mais est plutôt de l’ordre d’une liaison entre absence de justice et nécessité de la médecine. Pour Platon la santé semble relever d’un état naturel d’équilibre et la maladie d’une rupture de cet équilibre en raison des excès auxquels se livrent certains hommes du fait de leur intempérance. Santé et justice relèvent donc d’un ordre qu’il faut respecter et préserver.

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