Posts Tagged ‘vie’

Analyse critique du principisme en éthique biomédicale

Posted in Articles on mars 12th, 2017 by admin – Commentaires fermés

Le principisme est une théorie morale s’inspirant à la fois de l’utilitarisme et du kantisme, c’est-à-dire d’une morale plutôt conséquentialiste – l’utilitarisme – et d’une morale déontologique fondée sur l’intention – le kantisme. Cette synthèse apparemment paradoxale entre une éthique qui considère que la valeur morale de l’action se juge à ses conséquences et une morale qui juge l’action à ses intentions, c’est-à-dire au respect d’un devoir ou d’une obligation fondée en raison, à donné lieu à une doctrine qui à laquelle il est souvent fait référence aujourd’hui en éthique médicale. Celle-ci a été élaborée par Tom Beauchamp et James Childress dans un ouvrage publié pour la première fois aux États-Unis en 1979 et dont la traduction française est parue en 2007 aux éditions Les Belles Lettres sous le titre Les Principes de l’Éthique Biomédicale.

Cette théorie est constituée de quatre grands principes :

- Autonomie ;

- Non-malfaisance ;

- Bienfaisance ;

- Justice.

Les principes d’autonomie et de justice peuvent être considérés comme étant plutôt d’origine déontologique étant donné que quelles que soient les conséquences de l’acte médical, il est considéré comme étant du devoir du médecin ou du soignant de respecter l’autonomie du patient et de répondre à une certaine exigence de justice dans la manière de prodiguer les soins et les traitements. En revanche, la non-malfaisance et la bienfaisance relèvent plutôt du conséquentialisme dans la mesure où ils invitent à se soucier des effets de l’acte effectué sur la vie et la qualité de vie du patient.

Le choix de ces quatre principes ne repose pas sur une déduction a priori, mais plutôt sur l’étude des jugements moraux tels qu’ils sont portés dans des situations concrètes :

Le fait que les quatre groupes de « principes » moraux soient centraux dans l’éthique biomédicale est la conclusion à laquelle nous sommes parvenus en étudiant les jugements moraux bien pesés et la façon dont les convictions morales se coordonnent entre elles 1.

Nous allons donc examiner ces quatre principes et tenter d’en dégager les capacités et les limites, ainsi que les contradictions qui peuvent traverser le principisme dans sa globalité.

1 Tom L. Beauchamp & James F. Childress, Les principes de l’éthique biomédicale, Les Belles Lettres, Paris, 2007, p. 30-31.

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La santé comme puissance

Posted in Articles on juillet 5th, 2016 by admin – Commentaires fermés

Chaque chose, autant qu’il est en elle, s’efforce de persévérer dans son être. – Spinoza, Éthique, Troisième partie, Proposition VI.

La Joie est le passage de l’homme d’une moindre à une plus grande perfection. – Ibid. Définition II des affects.

Parler de la santé n’est pas une tâche facile dans la mesure où l’on a trop souvent tendance à définir celle-ci négativement et à la réduire à l’absence de maladie. Or, l’expérience nous en offre des témoignages fréquents, nous savons bien qu’il y a parfois des malades en meilleure santé que certaines personnes dites « bien portantes ». Ce constat signifie donc que la santé n’est pas l’opposé de la maladie et que la différence entre la maladie et la santé n’est pas de nature, mais de degré. En effet, personne ne peut prétendre qu’il est en parfaite santé, il suffit de s’étudier quelque peu et l’on s’aperçoit que l’on ressent une légère douleur dans telle ou telle partie de notre corps, que l’on ne digère pas correctement certains aliments, que l’on souffre de telle allergie, etc. Sans aller jusqu’à affirmer comme le docteur Knock que toute personne bien portante est un malade qui s’ignore, on peut considérer que l’on est toujours plus ou moins malade ou plus ou moins en bonne santé.

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Un enfant peut-il faire son deuil ?

Posted in Articles on novembre 20th, 2015 by admin – Commentaires fermés

Communication prononcée lors de la journée organisée le 20 novembre 2015 par la SFPEADA sur le thème :

L’enfant, la mort, le deuil

Dans notre société moderne, la mort et le deuil apparaissent comme antinomiques avec le monde de l’enfance et quand ils y font irruption à travers l’accident ou la maladie, les familles sont alors souvent bien démunies. Au cours de cette journée nous essaierons de mieux cerner comment le concept de mort se construit chez l’enfant et quelles sont les spécificités du processus de deuil dans lequel il est engagé lorsqu’il perd un proche. De même la mort d’un enfant confronte ses parents à un deuil parfois complexe qui entrainera de nombreux remaniements de la dynamique familiale. A partir d’exposés théoriques et de l’expérience des professionnels de santé mentale qui accompagnent enfants et parents endeuillés, nous tenterons d’appréhender les nouvelles pistes de prise en charge et de soutien qui se sont mises en place.

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La délibération comme démarche réflexive accompagnant la décision médicale

Posted in Articles on mai 13th, 2015 by admin – Commentaires fermés

La délibération est souvent perçue comme l’œuvre d’une liberté exami­nant de manière autonome les éléments qui conduisent à la prise de décision, elle-même perçue comme le moment premier de l’action. Cette vision des choses n’est-elle pas la conséquence d’une illusion rétrospective ? Le processus décision­nel dans lequel s’inscrit la délibération ne doit-il pas plutôt être envisagé comme un enchaînement causal par lequel les acteurs sont emportés sans être véritable­ment les auteurs du scénario auquel ils participent ? Une telle approche détermi­niste doit-elle pour autant nous conduire à renoncer à « reprendre la main » sur nos décisions ?
L’analyse qui est ici conduite porte sur la décision dans le domaine médical. Elle s’inspire de la pensée de Spinoza et tend à montrer que même si nous sommes déterminés, la puissance réflexive de l’esprit est en mesure de mieux éclairer et orienter les différents protagonistes de la délibération et de la décision médicales.

Lire l’article sur le site de la revue Éthique Publique

Penser la santé au-delà des normes

Posted in Articles on avril 19th, 2015 by admin – Commentaires fermés

Lorsque l’on s’interroge sur la question du rapport entre santé et maladie, on est facilement tenté de placer la santé du côté de la norme et la maladie du côté de son contraire : l’anormal ou le pathologique. Envisagée ainsi, la santé apparaît comme un état d’équilibre, stable et quasi-parfait qui se trouverait altéré dès que le corps est affecté par une pathologie quelconque. La santé serait, en un certain sens, la réalisation de l’essence même de ce que doit être un organisme fonctionnant pour le mieux, et la maladie une sorte de corruption de cet état. Cependant, dès qu’on regarde la question d’un peu plus près, on s’aperçoit très vite que les choses ne sont pas si simples et que la santé des uns n’est pas celle des autres, qu’elle ne consiste pas nécessairement dans l’absence de maladie, qu’il est des malades dont la santé nous étonne et à l’inverse des individus apparemment atteints d’aucune pathologie particulière et qui pourtant donnent toujours l’impression d’être maladifs et de santé précaire.
S’il en va ainsi, c’est peut-être parce que la maladie et la santé ne se réduisent pas à des données objectives, mais se manifestent d’abord comme des expériences qui sont de l’ordre du vécu.

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LE RAPPORT ENTRE NARRATION ET PERCEPTION DU CORPS PAR LE MALADE

Posted in Articles on décembre 1st, 2014 by admin – Commentaires fermés

Résumé : Si l’on considère avec Spinoza que l’esprit est « l’idée d’un corps en acte », l’une des questions que l’on peut se poser lorsque l’on essaie d’aborder la question du vécu de la maladie est celle de savoir si l’idée d’un corps malade peut être une idée adéquate, c’est-à-dire une idée suffisamment cohérente pour permettre au malade de vivre sa maladie avec une certaine équanimité tout en disposant de la puissance nécessaire pour participer activement aux soins et aux traitements qu’il aura à subir. Dans la mesure où cette conception de l’esprit repose sur la thèse selon laquelle corps et esprit ne participent pas de deux substances distinctes, mais sont plutôt deux expressions distinctes d’une seule et même chose, il ne peut y avoir d’action de l’un sur l’autre, il est donc tout à fait concevable de penser l’idée adéquate d’un corps malade. Dans la mesure où la maladie est une manière, certes, qui ne lui convient pas, pour l’homme d’être uni à la nature, celui qui comprend en quoi consiste cette union sera en mesure d’appréhender la maladie avec une plus grande sagesse. Cependant, cela ne semble être possible que pour celui qui parvient à ce que Spinoza appelle « connaissance du troisième genre », c’est-à-dire connaissance intuitive des choses singulières et de leur union à Dieu. Le problème est donc ici de savoir comment permettre à l’ignorant – c’est-à-dire pour Spinoza au non-philosophe – de parvenir à un vécu de la maladie qui soit en mesure d’évacuer autant qu’il est possible les passions tristes. La connaissance du second genre, la raison telle qu’elle est à l’œuvre dans les sciences ne pouvant suffire du fait de sa trop grande abstraction, il ne reste plus qu’à recourir à la connaissance du premier genre qui est la connaissance imaginative, celle qui présente le défaut d’être à l’origine de nos préjugés et de nos opinions. C’est ici qu’intervient la puissance de la narration, dans la mesure où cette connaissance porte essentiellement sur nos affects tout en ignorant leurs causes et parce que la maladie est généralement perçue comme une rupture dans le cours de l’existence, il est permis de penser qu’en invitant le malade à devenir l’auteur d’un récit de vie dans lequel il introduira sa maladie, on lui offrira la possibilité de reconstruire une représentation plus cohérente de son corps qu’il perçoit comme ne lui appartenant plus du fait de sa maladie. Reconfigurer ainsi l’idée du corps, n’est-ce pas donner au malade les moyens de progresser vers une plus grande santé de l’esprit, malgré la maladie.

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Être malade : accepter pour résister

Posted in Articles on novembre 12th, 2014 by admin – Commentaires fermés

Intervention prononcée le 07 octobre 2014 à l’ENS de Lyon pour le séminaire organisé dans le cadre du Collège Internationale de Philosophie par Julie Henry : Relire l’éthique en santé à l’aune d’une anthropologie spinoziste : Philosophie de l’âge classique et médecine d’aujourd’hui.


Résumé : L’acceptation est souvent assimilée à la résignation, c’est-à-dire à une attitude passive de soumission. Or, si l’on comprend l’acceptation comme l’acte par lequel celui qui comprend ce qui lui arrive en prend acte, sans pour autant l’approuver, mais au contraire pour mieux s’y opposer, elle peut apparaître comme le chemin qu’il faut nécessairement emprunter pour mieux résister aux assauts des causes externes qui pourraient nous détruire. C’est en ce sens qu’être malade, qui ne signifie pas tout à fait la même chose qu’avoir une maladie, nécessite que soit emprunté un tel chemin. Dans la mesure où la compréhension des causes qui nous déterminent nous rend nécessairement plus puissants, notre conatus, cet effort par lequel nous persévérons dans l’être, ne peut que se trouver renforcé par l’acceptation en nous donnant la « force d’âme » indispensable pour appréhender la maladie avec une certaine équanimité. Reste à définir les modalités d’une telle compréhension. Si pour le philosophe, cela passe par la connaissance intuitive, pour l’ignorant qui en reste à la connaissance imaginative, cela passe certainement par le récit qui permet au malade d’être l’auteur d’une reconfiguration cohérente des événements heureux ou malheureux qui jalonnent son existence.

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Sagesse de l’homme vulnérable

Posted in Articles on août 26th, 2014 by admin – Commentaires fermés

Vous pouvez désormais trouver la majeure partie de mes articles publiés dans un recueil en deux volumes aux éditions L’Harmattan.

LA PRÉCARITÉ DE LA VIE
Sagesse de l’homme vulnérable (Volume 1)
ISBN : 978-2-343-03871-1 • septembre 2014 • 146 page
http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=44324&razSqlClone=1

LA QUÊTE DE LA SAGESSE
Sagesse de l’homme vulnérable (Volume 2)
ISBN : 978-2-336-30711-4 • septembre 2014 • 140 pages
http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=44323&razSqlClone=1

Eric Delassus
PHILOSOPHIE

 

Les hommes sont dépendants de la nature toute entière et, par conséquent, ils sont dépendants les uns des autres. Cette dépendance n’est pas un signe de faiblesse. C’est elle qui, lorsqu’elle est bien ordonnée, empêche les hommes de devenir ennemis les uns des autres. Il faut donc à l’homme vulnérable une sagesse pour l’inviter à faire preuve d’autant de sollicitude qu’il est possible envers ses semblables. Que peut bien être la sagesse de l’homme vulnérable ?

 

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De l’Urgence de philosopher

Posted in Articles on décembre 16th, 2013 by admin – Commentaires fermés

Commentaire du premier paragraphe de la Lettre à Ménécée d’Épicure (-341, -270)


Ces quelques lignes du philosophe Épicure traitent de la philosophie et plus précisément de l’urgence qu’il y a, selon lui, à philosopher. En effet d’après Épicure, la philosophie, la recherche de la sagesse, ne peut attendre. Mais la thèse principale qu’il défend ici ne se réduit pas à affirmer qu’il n’y a pas d’âge pour philosopher (et en cela il s’oppose à Platon pour qui la philosophie est l’aboutissement d’une longue préparation, d’un propédeutique dans laquelle les mathématiques jouent un rôle déterminant), mais consiste également à défendre une certaine conception de la philosophie. La philosophie est en effet, pour Épi- cure, ce qui rend heureux, ce qui procure la félicité.

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LES VERTUS DE L’OUBLI

Posted in Articles on novembre 4th, 2013 by admin – Commentaires fermés

Conférence prononcée à Roubaix le 25/10/2013 lors du colloque « L’élimination d’archives : une affaire économique, culturelle et psychologique » organisé par l’Association des Archivistes Français.

Résumé : Si comme le prétend Saint Augustin, le temps n’existe qu’en tant que distension de l’esprit, il ne peut y avoir de conscience du présent que grâce à la mémoire et l’anticipation, c’est cette idée que l’on retrouve sous une autre forme chez Bergson pour qui toute conscience est avant tout mémoire. Cependant cette nécessité de la mémoire est inséparable de celle de l’oubli qui comme le souligne Nietzsche est l’une des conditions essentielles de l’action et de la vie.

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Bernard Pautrat, Ethica Sexualis – Spinoza et l’amour, Payot, 2011 Lu par Eric Delassus

Posted in Articles on novembre 4th, 2013 by admin – Commentaires fermés

Bernard Pautrat, Ethica Sexualis – Spinoza et l’amour, éd. Payot 2011.

L’Éthique de Spinoza est communément appréhendée comme un ouvrage dans lequel est développée une philosophie dont la conséquence est de combattre les passions tristes, c’est-à-dire les passions qui manifestent une diminution de notre puissance d’être et d’agir. La réflexion conduite par Bernard Pautrat, à partir d’une analyse précise et rigoureuse du texte, à l’intérieur duquel il décèle ce qu’il nomme trois étrangetés concernant l’amour et la sexualité, remet en cause cette interprétation un peu trop « lisse » de l’Éthique.

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Les grandes orientations de philosophie morale mises en jeu en bioéthique et en éthique médicale

Posted in Articles on septembre 25th, 2013 by admin – Commentaires fermés

En quoi les grands courants de la philosophie morale sont-ils en mesure d’orienter la pensée éthique contemporaine dans le domaine médical, en fournissant aux praticiens des éléments théoriques leur permettant de formuler, d’une manière peut-être différente de ce qu’ils font habituellement, les problématiques auxquelles ils se trouvent confrontés ?

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La mort et la maladie, des accidents inévitables

Posted in Articles on septembre 17th, 2013 by admin – Commentaires fermés
« Nulle chose ne peut être détruite sinon par une cause extérieure »
(Spinoza, Éthique, 3° partie, Proposition IV)
« Chaque chose, autant qu’il est en elle, s’efforce de persévérer dans son être. »
(id., Proposition VI)

 

La vie possède, en elle-même, ce caractère paradoxal de parvenir un jour à son terme, cela nous semble naturel mais à bien y réfléchir cela n’a rien d’évident, par nature la vie tend à se maintenir et l’être vivant devrait tout faire pour perdurer indéfiniment.

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Penser le corps malade : Spinoza et l’éthique médicale.

Posted in Billets on juin 20th, 2011 by admin – Commentaires fermés

Intervention lors de la journée du 18 juin 2011 (Spinoza : la raison à l’épreuve de la pratique) : Journée d’Etudes organisée par Vicente Cortés et Sophie Laveran, Université Paris 1 – Panthéon Sorbonne.


Texte publié sur le site de l’Association des Amis de Spinoza.

 

Refus de traitement : aider le malade à mieux se comprendre

Posted in Billets on juin 15th, 2011 by admin – Commentaires fermés

Le refus de traitement de la part du malade peut confronter les soignants à un dilemme apparemment insoluble opposant principe d’autonomie et principe de bienfaisance. Le souci de respecter la liberté du malade pourrait conduire à abandonner ce dernier à son triste sort tandis que la volonté de lui venir en aide pourrait avoir pour conséquence de le soigner contre son gré. Pour sortir de cette insupportable tension, il apparaît nécessaire d’adopter une démarche compréhensive. S’efforcer de cerner avec le malade les raisons qui déterminent son attitude peut aider ce dernier à effectuer un choix réellement éclairé et peut-être à réorienter sa décision. Il convient cependant de prendre garde à ce que cet accompagnement du malade ne se transforme pas en harcèlement dans le but de le faire changer d’avis à tout prix. Le soignant doit aussi apprendre à accepter de l’autre le refus du bien qu’il veut lui faire.


Article publié dans la revue ÉTHIQUE ET SANTÉ, Volume 8, numéro 2, pages 101-105 (juin 2011)

 

La mort donne-t-elle un sens à la vie ?

Posted in Propos on mars 13th, 2011 by admin – Commentaires fermés

Si beaucoup d’entre nous nourrissent des fantasmes d’immortalité, il n’est pas certain qu’ils aient réellement réfléchie aux conséquences que pourraient avoir pour eux une vie aussi interminable qu’une journée qui ne trouverait pas sa conclusion dans le sommeil, cette petite mort qui vient clore chacun des jours de notre vie.

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