Posts Tagged ‘Sagesse’

La personne – De l’individu à la personne

Posted in Articles on juin 4th, 2016 by admin – Commentaires fermés

La personne

De l’individu à la personne

Si la naissance de l’individu moderne a joué un rôle émancipateur indiscutable en libérant l’homme des pesanteurs sociales et communautaires auxquelles il était soumis jusque-là, il est temps aujourd’hui de dépasser l’individualisme pour se protéger des dérives auxquelles il pourrait conduire dans le contexte contemporain. Réduit essentiellement à sa dimension économique, à son statut d’homo oeconomicus, l’individu contemporain pourrait se laisser tenter par le repli sur soi et par un égoïsme mortifère négligeant toute forme de respect pour la personne humaine.

Par conséquent, la nécessité ne s’impose-t-elle pas à nous, pour sortir des impasses vers lesquelles nous pourrions être entraînés, d’interroger et de revisiter le concept de personne, en insistant principalement sur sa dimension relationnelle ?

Site de l’éditeur : http://librairie.studyrama.com/produit/3732/9782749535401/La%20personne%20

Éthique et nouvelles technologies

Posted in Articles on mars 6th, 2016 by admin – Commentaires fermés

Lorsque je repense aux publications populaires de sciences fiction du siècle dernier et que j’essaie de me remémorer la manière dont était envisagée l’évolution des techniques du XXIe siècle, j’ai le sentiment qu’un écart considérable sépare l’anticipation de la réalité. Le monde de l’an 2000, dans les années 60 ou 70, était souvent représenté comme celui de la conquête intergalactique, des moyens de transport atteignant des vitesses pharamineuse, mais certainement pas comme celui de l’internet, de l’ordinateur et du smartphone. On a plutôt l’impression, lorsque l’on se replonge dans ces images d’anticipation qu’elles ont été conçues en multipliant les possibilités des moyens techniques qui étaient disponibles à cette époque, mais qu’aucune technique réellement nouvelle n’avait été imaginé. Les véhicules volaient dans l’espace à des vitesses considérables, les gratte-ciel pouvaient faire plusieurs kilomètres de hauteurs, mais toute la puissance qui était mise en œuvre concernait plus la maîtrise de l’espace et la rapidité de nos déplacements, que la vitesse avec laquelle nous pouvons communiquer et réduire le temps de transmission de l’information, sans même avoir à nous déplacer. Ainsi, si nous regardons de prés notre environnement spatial, il n’a pas fondamentalement changé durant les cinquante dernières années, nos véhicules fonctionnent toujours globalement sur le même principe et nous ne nous déplaçons pas en fusée pour aller travailler. En revanche, nous pouvons communiquer instantanément avec n’importe quelle partie du monde, transmettre des documents, des images, des films à la terre entière en quelque clics de souris. La question n’est pas de savoir si cela est bien ou mal, c’est ainsi, la question est de savoir comment nous pouvons penser cette évolution.

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Avis de parution Spinoza – Connaître en citations

Posted in Articles on février 22nd, 2016 by admin – Commentaires fermés

Texte de la quatrième de couverture :

L’homme n’est pas « dans la nature comme un empire dans un empire » écrit Spinoza dans la préface de la troisième partie de son livre majeur : L’Éthique. Par cette formule, il fait comprendre à son lecteur que l’être humain n’est pas une exception, qu’il est déterminé comme toutes les autres choses par les lois de la nature et que le sentiment qu’il a de disposer d’un libre arbitre n’est qu’une illusion. Faut-il alors en conclure qu’aucune liberté ne lui est accessible ? Penser une liberté qui n’ait plus rien à voir avec le libre arbitre, penser la liberté à l’intérieur du déterminisme, tel est le problème qui traverse toute la pensée de Spinoza, aussi bien sur le plan éthique que politique. Les citations qui sont ici commentées tendent à fournir des clés permettant de mieux pénétrer la philosophie spinoziste et de comprendre comment elle explore cette problématique.

Présentation sur le site des éditions Ellipses
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Références:
ISBN :   9782340009493
12.50€
Collection :  Connaître en citations
Auteur : Delassus Eric
Code : DELSPI
Parution : 16-02-2016
Format : 12 x 19 cm
Poids : 0.212 kg
Pages : 224 pages

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Éthiques du goût – Enregistrement et photos de la conférence du 26 mars 2015 à la Médiathèque de Bourges

Posted in Articles on avril 23rd, 2015 by admin – Commentaires fermés

Vous pouvez accéder en cliquant sur ce lien à l’enregistrement, ainsi qu’à quelques photos, de la conférence que nous avons donnée le 26 juin à la médiathèque de Bourges
À faire circuler et à partager.
Merci.

https://drive.google.com/folderview?id=0BzK1nT57T9PgfkJGVUF1dlFuZzJnck0yMlI3QmpmQWhZTVhYWHVCMDZqNTQ1Z24zZjhTcmc&usp=sharing

Penser la santé au-delà des normes

Posted in Articles on avril 19th, 2015 by admin – Commentaires fermés

Lorsque l’on s’interroge sur la question du rapport entre santé et maladie, on est facilement tenté de placer la santé du côté de la norme et la maladie du côté de son contraire : l’anormal ou le pathologique. Envisagée ainsi, la santé apparaît comme un état d’équilibre, stable et quasi-parfait qui se trouverait altéré dès que le corps est affecté par une pathologie quelconque. La santé serait, en un certain sens, la réalisation de l’essence même de ce que doit être un organisme fonctionnant pour le mieux, et la maladie une sorte de corruption de cet état. Cependant, dès qu’on regarde la question d’un peu plus près, on s’aperçoit très vite que les choses ne sont pas si simples et que la santé des uns n’est pas celle des autres, qu’elle ne consiste pas nécessairement dans l’absence de maladie, qu’il est des malades dont la santé nous étonne et à l’inverse des individus apparemment atteints d’aucune pathologie particulière et qui pourtant donnent toujours l’impression d’être maladifs et de santé précaire.
S’il en va ainsi, c’est peut-être parce que la maladie et la santé ne se réduisent pas à des données objectives, mais se manifestent d’abord comme des expériences qui sont de l’ordre du vécu.

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Être malade : accepter pour résister

Posted in Articles on novembre 12th, 2014 by admin – Commentaires fermés

Intervention prononcée le 07 octobre 2014 à l’ENS de Lyon pour le séminaire organisé dans le cadre du Collège Internationale de Philosophie par Julie Henry : Relire l’éthique en santé à l’aune d’une anthropologie spinoziste : Philosophie de l’âge classique et médecine d’aujourd’hui.


Résumé : L’acceptation est souvent assimilée à la résignation, c’est-à-dire à une attitude passive de soumission. Or, si l’on comprend l’acceptation comme l’acte par lequel celui qui comprend ce qui lui arrive en prend acte, sans pour autant l’approuver, mais au contraire pour mieux s’y opposer, elle peut apparaître comme le chemin qu’il faut nécessairement emprunter pour mieux résister aux assauts des causes externes qui pourraient nous détruire. C’est en ce sens qu’être malade, qui ne signifie pas tout à fait la même chose qu’avoir une maladie, nécessite que soit emprunté un tel chemin. Dans la mesure où la compréhension des causes qui nous déterminent nous rend nécessairement plus puissants, notre conatus, cet effort par lequel nous persévérons dans l’être, ne peut que se trouver renforcé par l’acceptation en nous donnant la « force d’âme » indispensable pour appréhender la maladie avec une certaine équanimité. Reste à définir les modalités d’une telle compréhension. Si pour le philosophe, cela passe par la connaissance intuitive, pour l’ignorant qui en reste à la connaissance imaginative, cela passe certainement par le récit qui permet au malade d’être l’auteur d’une reconfiguration cohérente des événements heureux ou malheureux qui jalonnent son existence.

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Sagesse de l’homme vulnérable

Posted in Articles on août 26th, 2014 by admin – Commentaires fermés

Vous pouvez désormais trouver la majeure partie de mes articles publiés dans un recueil en deux volumes aux éditions L’Harmattan.

LA PRÉCARITÉ DE LA VIE
Sagesse de l’homme vulnérable (Volume 1)
ISBN : 978-2-343-03871-1 • septembre 2014 • 146 page
http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=44324&razSqlClone=1

LA QUÊTE DE LA SAGESSE
Sagesse de l’homme vulnérable (Volume 2)
ISBN : 978-2-336-30711-4 • septembre 2014 • 140 pages
http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=44323&razSqlClone=1

Eric Delassus
PHILOSOPHIE

 

Les hommes sont dépendants de la nature toute entière et, par conséquent, ils sont dépendants les uns des autres. Cette dépendance n’est pas un signe de faiblesse. C’est elle qui, lorsqu’elle est bien ordonnée, empêche les hommes de devenir ennemis les uns des autres. Il faut donc à l’homme vulnérable une sagesse pour l’inviter à faire preuve d’autant de sollicitude qu’il est possible envers ses semblables. Que peut bien être la sagesse de l’homme vulnérable ?

 

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La dimension éthique de la médecine et du soin

Posted in Articles on février 6th, 2014 by admin – Commentaires fermés

Bien qu’elle repose sur un savoir scientifique de plus en plus précis et complexe et qu’elle recourt aux technologies les plus sophistiqués, la médecine ne peut se définir uniquement comme une pratique d’ordre techno-scientifique. Comme le soulignait déjà Platon, ce n’est pas la compétence qui fait le médecin, mais l’usage qu’il fait de cette compétence. C’est en ce sens que la médecine ne peut se définir indépendamment de sa dimension éthique essentielle.

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Puissance et vulnérabilité – Pour un « care » spinoziste

Posted in Articles on janvier 8th, 2014 by admin – Commentaires fermés

Il peut sembler non seulement anachronique, mais peut-être aussi incongru de vouloir comparer éthique spinoziste et éthique du care. Chacune ayant été élaborée dans des contextes très différents et relevant de traditions intellectuelles relativement étrangères l’une à l’autre, la légitimité d’un tel rapprochement ainsi que son intérêt demandent à être justifiés. D’un côté nous avons un rationalisme intégral, de l’autre une éthique qui semble plus enracinée dans les affects, cependant si l’on y regarde d’un peu plus près ces deux pensées ne sont peut-être pas si éloignées l’une de l’autre.

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De l’Urgence de philosopher

Posted in Articles on décembre 16th, 2013 by admin – Commentaires fermés

Commentaire du premier paragraphe de la Lettre à Ménécée d’Épicure (-341, -270)


Ces quelques lignes du philosophe Épicure traitent de la philosophie et plus précisément de l’urgence qu’il y a, selon lui, à philosopher. En effet d’après Épicure, la philosophie, la recherche de la sagesse, ne peut attendre. Mais la thèse principale qu’il défend ici ne se réduit pas à affirmer qu’il n’y a pas d’âge pour philosopher (et en cela il s’oppose à Platon pour qui la philosophie est l’aboutissement d’une longue préparation, d’un propédeutique dans laquelle les mathématiques jouent un rôle déterminant), mais consiste également à défendre une certaine conception de la philosophie. La philosophie est en effet, pour Épi- cure, ce qui rend heureux, ce qui procure la félicité.

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Les grandes orientations de philosophie morale mises en jeu en bioéthique et en éthique médicale

Posted in Articles on septembre 25th, 2013 by admin – Commentaires fermés

En quoi les grands courants de la philosophie morale sont-ils en mesure d’orienter la pensée éthique contemporaine dans le domaine médical, en fournissant aux praticiens des éléments théoriques leur permettant de formuler, d’une manière peut-être différente de ce qu’ils font habituellement, les problématiques auxquelles ils se trouvent confrontés ?

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LA NOTION DE PERSONNE DANS L’ÉTHIQUE DE SPINOZA

Posted in Articles on juillet 4th, 2013 by admin – Commentaires fermés

S’il peut sembler surprenant de s’interroger sur le sens à donner à la notion de personne dans une philosophie comme celle de Spinoza, c’est que nous sommes accoutumés à envisager cette notion uniquement en terme de Substance. En conséquence un monisme comme celui de Spinoza qui ne conçoit l’homme que comme un mode de la substance ne pourrait d’aucune manière intégrer une telle notion.
Cependant si l’on y regarde d’un peu plus près, la philosophie de Spinoza, qui se présente avant tout comme une éthique, c’est-à-dire comme une pensée orientée dans une perspective pratique dont l’objectif est la réalisation de la perfec- tion humaine, ne réduit pas l’homme à une chose parmi les choses.
Si l’homme est dans la nature un être comme les autres, il n’est pas pour autant un être quelconque, il a pour l’homme une valeur indiscutable, il représente même la plus haute valeur, dans la mesure où rien n’est plus utile à un homme qu’un autre homme, rien n’est plus utile à l’homme qu’un homme guidé par la rai- son.
En conséquence, si d’un point de vue ontologique il n’y a pas d’anthropologie spinoziste, l’homme n’étant pas « comme un État dans l’État », d’un point de vue éthique il peut sembler cohérent de considérer que l’homme n’est pas pour Spi- noza sans dignité. Ce qui autorise à penser la présence dans sa philosophie d’une conception implicite de la personne.

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Refus de traitement : aider le malade à mieux se comprendre

Posted in Billets on juin 15th, 2011 by admin – Commentaires fermés

Le refus de traitement de la part du malade peut confronter les soignants à un dilemme apparemment insoluble opposant principe d’autonomie et principe de bienfaisance. Le souci de respecter la liberté du malade pourrait conduire à abandonner ce dernier à son triste sort tandis que la volonté de lui venir en aide pourrait avoir pour conséquence de le soigner contre son gré. Pour sortir de cette insupportable tension, il apparaît nécessaire d’adopter une démarche compréhensive. S’efforcer de cerner avec le malade les raisons qui déterminent son attitude peut aider ce dernier à effectuer un choix réellement éclairé et peut-être à réorienter sa décision. Il convient cependant de prendre garde à ce que cet accompagnement du malade ne se transforme pas en harcèlement dans le but de le faire changer d’avis à tout prix. Le soignant doit aussi apprendre à accepter de l’autre le refus du bien qu’il veut lui faire.


Article publié dans la revue ÉTHIQUE ET SANTÉ, Volume 8, numéro 2, pages 101-105 (juin 2011)

 

De l’Éthique de Spinoza à l’éthique médicale

Posted in Billets on mars 24th, 2011 by admin – Commentaires fermés

J’ai la grande joie de vous annoncer la parution ce jour (24/03/2011) de mon livre De l’Éthique de Spinoza à l’éthique médicale (préface de Jacqueline Lagrée) aux Presses Universitaires de Rennes. J’ai tenté dans cet ouvrage de recourir à la philosophie de Spinoza pour penser la maladie et les voies permettant de la vivre sans ajouter une souffrance inutile aux tourments qu’elle impose. Cette réflexion s’enracine dans la thèse spinoziste selon laquelle l’Esprit est « l’idée du corps » et s’interroge sur ce que peut bien être l’idée d’un corps malade. Elle s’efforce de proposer aux malades et aux soignants des pistes pour mieux vivre la maladie et mieux accompagner les patients.


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Une sagesse est-elle possible face à la mort ?

Posted in Articles on juillet 11th, 2009 by admin – Commentaires fermés

Dans la Lettre à Ménécée, le sage Épicure nous dit qu’il est urgent de philosopher :
« Quand on est jeune il ne faut pas remettre à philosopher, et quand on est vieux il ne faut pas se lasser de philosopher.
Car jamais il n’est trop tôt ou trop tard pour travailler à la santé de l’âme. »1
Cette urgence a pour cause essentielle le fait que nous soyons mortels et que la peur de la mort est la cause de tous nos maux, cette crainte est en effet à l’origine de toutes les illusions qui nous font devenir le plus souvent les artisans de notre propre malheur.
Car en effet la mort peut nous surprendre à tout moment, il ne peut donc être question d’attendre pour rechercher la sagesse qui est chez Épicure synonyme de bonheur, or comme il n’y a pas d’âge pour être heureux, il n’y a pas d’âge pour philosopher et se libérer de toutes les illusions nourries par la crainte de la mort. Si bon nombre d’entre nous se rendent malheureux en courant après un bonheur illusoire, c’est qu’ils sont en quête d’une immortalité qu’ils n’atteindront jamais et qui ne peut donc être source de bonheur.

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La philosophie peut-elle jouer un rôle dans l’accompagnement du malade ?

Posted in Articles on avril 7th, 2008 by admin – Commentaires fermés

Aujourd’hui pour aider tous ceux de nos semblables qui traversent une épreuve pénible et sont plongés soudainement dans un malheur qui peut leur paraître tout aussi absolu qu’absurde, le recours à la psychologie est devenu une pratique courante et, il est vrai, apportant le plus souvent un soutien non négligeables aux personnes ayant subi un traumatisme important ou vivant une situation dont le caractère traumatisant s’inscrit dans la durée, ce qui est le cas de celui qui est atteint d’une maladie grave, pouvant être handicapante et dont l’issue peut-être incertaine voire fatale. Cependant si un soutien psychologique peut indéniablement aider le malade à mieux supporter sa condition et à mieux lutter contre l’affection dont il est victime, ne serait-il pas envisageable également d’apporter au patient un soutien par la philosophie ?  

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Qu’est-ce que le moi ?

Posted in Articles on février 19th, 2008 by admin – Commentaires fermés

L’une des formules les plus célèbres de Socrate était « connais toi toi-même », mais qu’est-ce donc que le moi? Quelle est donc la nature de cet objet sur lequel s’exerce la pensée consciente d’elle-même s’interrogeant sur elle-même ? Par ce précepte Socrate faisait de la réflexion du moi sur lui-même le sol originel de toute réflexion philosophique. En quel sens faut-il comprendre qu’une telle question préside dans l’histoire de la philosophie à toute réflexion sur l’être et à toute recherche de la vérité ?

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