Début, milieu, fin de vie : quels progrès ?

Communication prononcée le 18/11/09  lors d’une réunion débat organisée par l’UDAF du Cher.

Le titre de cette soirée (Début, milieu, fin de vie : quels progrès ?) est quelque peu vertigineux, surtout si l’on doit, comme il me l’a été demandé, exposé en une quinzaine de minutes les enjeux philosophiques d’un tel questionnement.

Je me suis donc interrogé, afin de trouver un angle d’approche de ce thème, sur ce qui pourrait résumer la raison d’être d’une telle question.

Aussi, en référence à mon philosophe favori, qui n’est autre que Spinoza, j’en suis arrivé à l’interprétation selon laquelle la question était avant tout de savoir comment apprivoiser, au sujet des progrès scientifiques et techniques concernant le vivant, ces deux passions que sont l’espoir et la crainte. Passions dont Spinoza dit qu’elles sont tellement liées l’une à l’autre « qu’il n’y a pas d’espoir sans crainte ni de crainte sans espoir ». En effet, espérer une chose c’est craindre qu’elle n’ait pas lieu, et la craindre c’est espérer qu’elle ne se produise pas. Il convient ici, précisons le, d’entendre par passion la définition qu’en donnent les philosophes, c’est-à-dire un sentiment, une affection, une modification de notre conscience dont nous ne sommes pas maîtres, que nous subissons et qui pour cela nous rend passif et non actif, c’est pourquoi il faut opposer ici la passion à l’action.

Or, précisément, face au progrès techno-scientifique, et principalement pour ce qui touche l’accroissement de notre connaissance et de notre pouvoir d’action sur le vivant, nous nourrissons de nombreuses craintes et de nombreux espoirs et nous avons parfois le sentiment de ne plus maîtriser activement un progrès dont nous serions plus les objets que les sujets.

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